Trois thèses produites à l’UNILU  pour le  développement de l’agriculture en RDC

Kinshasa, 24 juin 2026 (ACP)* .-Trois thèses défendues à la Faculté des sciences agronomiques et de l’environnement de l’Université de Lubumbashi (UNILU), sud-ouest de la République démocratique du Congo,  ont constitué des avancées  scientifiques  majeures  dans le développement  durable de l’agriculture au pays, d’après le jury interviewé mercredi par l’ACP. 

« Du 22 au 23 juin 2026, la Faculté des sciences agronomiques et de l’environnement de l’Université de Lubumbashi a consacré trois nouveaux docteurs à thèse : docteur Ben Tshibuyi, Docteur Mechack Ilunga Tshibingu et Docteur Assani Bin Lukangila Mick. Ces trois thèses constituent des avancées scientifiques majeures pour la mise en place des technologies agronomiques de fertilisation, de contrôle des agents pathogènes de plantes et le développement durable de l’agriculture en République démocratique du Congo », a déclaré la professeure  Lyna Mukwa, chercheuse et experte internationale en phytopathologie moléculaire et membre du jury. 

« Les résultats obtenus par le docteur  Ben Tshibuyi ont démontré que l’efficacité de la fertilisation biologique du soja dépend étroitement de l’interaction entre les génotypes cultivés, les souches de Bradyrhizobium utilisées et la disponibilité du phosphore dans le sol. Ces travaux ouvrent ainsi des perspectives importantes pour l’amélioration de la productivité du soja dans les conditions pédoclimatiques du Haut-Katanga », a démontré  cette scientifique congolaise.

Par ailleurs, soutient l’oratrice,  les recherches du docteur  Mick Assani Bin Lukangila ont mis en évidence les limites du labour manuel dans la lutte contre certaines espèces adventices particulièrement compétitives. Les résultats obtenus ont suggèré qu’une gestion intégrée des mauvaises herbes, combinant judicieusement les pratiques agronomiques et l’utilisation raisonnée d’herbicides sélectifs, permettrait d’améliorer significativement la productivité du maïs (Zea mays L.) et du haricot commun biofortifié (Phaseolus vulgaris L.) dans la région du Haut-Katanga.

« Ces résultats témoignent de la pertinence des recherches conduites au sein de la Faculté des Sciences Agronomiques et de l’Environnement de l’Université de Lubumbashi et de leur contribution à la résolution des défis agricoles auxquels fait face la République démocratique du Congo », a renchéri  docteur Lyna Mukwa en marge de ces soutenances doctorales. 

Les trois récipiendaires ont présenté leurs dissertations originales portant respectivement sur les thématiques suivantes : l’Effet de la fertilisation biologique (Bradyrhizobium japonicum) sur la productivité de différents génotypes de soja’, influence du type de sol, de la biomasse microbienne et de la disponibilité en phosphore sur l’efficience symbiotique dans la province du Haut-Katanga. 

Ces exposées ont porté aussi sur une évaluation des caractéristiques morphophénologiques et agronomiques associées à la tolérance au stress hydrique chez des génotypes de haricot biofortifié en République démocratique du Congo et l’effet du désherbage sur la production du maïs (Zea mays L.) et du haricot commun biofortifié (Phaseolus vulgaris L.) dans la région de Lubumbashi, en République démocratique du Congo.

Ces travaux ont été évalués par des jurys composés d’éminents scientifiques issus de plusieurs universités du pays, notamment la professeure Lyna Mukwa Fama Tongo de l’Université pédagogique nationale (UPN), le professeur Adrien Kalonji de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), ainsi que les professeurs Nyembo Kimuni, Kanyenga Lubobo, Bugeme Mugisho David et Kasongo Lenge de l’Université de Lubumbashi (UNILU), reconnus pour leurs contributions dans les domaines de l’amélioration des plantes et des sciences agronomiques.

« Par la qualité de leurs recherches et leur brillante défense, ces nouveaux docteurs constituent une relève scientifique de premier plan appelée à contribuer au développement de l’enseignement supérieur, de la recherche agronomique et de l’innovation en République démocratique du Congo, tout particulièrement au sein de la Faculté des sciences agronomiques et de l’environnement de l’Université de Lubumbashi », a constaté le jury.

ACP/SHM

Fil d'actualités

Sur le même sujet