Deuxième recensement général en RDC : une opération essentielle pour un développement inclusif (Ministre du Plan)

Kinshasa, 23 mars 2026 (ACP).- Le recensement général de la population et de l’habitat constitue une opération essentielle pour tout État soucieux de planifier son développement inclusif, a déclaré lundi Guylain Nyembo, vice-Premier ministre en charge du Plan, au cours d’une table ronde des bailleurs de fonds pour le financement du projet organisé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

« Le recensement général de la population et de l’habitat constitue une opération essentielle pour tout État soucieux de planifier son développement inclusif de manière efficace », a déclaré le vice-Premier ministre d’État en charge du Plan. 

A cette occasion, il a précisé que cet exercice en RDC intervient quarante-deux ans après le premier et le dernier recensement, dans un contexte marqué par une forte croissance démographique, une transformation rapide de ses espaces urbains et ruraux, ainsi que par des besoins croissants en services sociaux de base.

Dans ce contexte, a-t-il ajouté, l’absence de données démographiques fiables, actualisées et inclusives constitue un véritable défi pour la planification et la mise en œuvre des politiques publiques. Elle limite la capacité à anticiper, à cibler efficacement les interventions et à répondre de manière adaptée aux attentes de nos populations.

 « C’est pour répondre à cette exigence, que le Gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, a fait du deuxième recensement général de la population et de l’habitat une priorité nationale. Ce processus, aujourd’hui engagé, s’inscrit dans la volonté de doter le pays d’un système statistique moderne, capable de soutenir la prise de décision, d’orienter les investissements et de renforcer l’efficacité de l’action publique, conformément au principe de ne laisser personne de côté », a renchéri Guylain Nyembo.

Il repose sur une approche structurée, intégrant à la fois les dimensions démographiques et agricoles, afin de disposer d’une base de données complète, cohérente et utile à la planification du développement.

Le ministre Nyembo a également ajouté que de manière précise, l’organisation du deuxième recensement s’alignera aux normes et standards internationaux.

A ce titre, une approche numérique a été adoptée dès la conception, et le projet est axé sur l’innovation, intégrant les technologies géo-spatiales, la collecte de données numériques, le suivi en temps réel et l’analyse avancée afin d’améliorer la qualité, l’efficacité et la rapidité des données.

Des garanties solides assureront la protection des données, la confidentialité et l’utilisation éthique, conformément à la législation nationale et aux normes internationales.

Objectifs spécifiques

Le ministre a précisé que cette rencontre vise à mobiliser l’ensemble des parties prenantes autour de cet objectif commun, et à renforcer les conditions nécessaires à la mise en œuvre réussie du recensement.

« Elle offre également l’opportunité de partager une compréhension commune des enjeux, des défis et des perspectives liés à cette opération d’envergure nationale », a fait savoir Guylain Nyembo. 

Il a par ailleurs salué la vision du chef de l’Etat qui se voit aujourd’hui renforcée, avec le concours de valeureux partenaires, par la mise en œuvre d’un levier essentiel à toute ambition de développement, à savoir : la connaissance précise de notre population. 

« Une profonde reconnaissance à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, en particulier le Fonds des Nations unies pour la population à travers sa directrice exécutive, Diene Keita, dont l’appui déterminant témoigne de la confiance placée dans le pays ainsi que dans les réformes que nous conduisons », a ajouté M. Nyembo.

192 millions USD allouées pour la réussite du RGPH-2

Le ministre Nyembo a précisé qu’un budget estimé à 192 millions USD a été alloué pour la réussite de ce deuxième recensement, avec l’accompagnement du gouvernement à travers les moyens, la paix, le cadre juridique, ainsi que l’exécution du budget. 

« Conscient de la portée de cet enjeu, le gouvernement à travers le ministère du Plan, s’est engagé significativement à bras-le-corps, et un montant de 30 millions de dollars américains a déjà été mobilisé et transféré dans le panier commun dédié au projet, sous la gestion fiduciaire de l’UNFPA. Soutenir le RGPH-II, ce n’est pas financer une opération parmi d’autres. C’est contribuer à doter la République démocratique du Congo de l’un des instruments les plus structurants de sa gouvernance moderne », a-t-il dit.

Rappelons que l’objectif principal de la table ronde du 23 mars est d’obtenir un engagement ferme de toutes les parties prenantes pour la mobilisation d’un financement adéquat, prévisible, suffisant et durable pour une réponse coordonnée et efficace sur les enjeux démographiques et l’organisation du RGPH-2.

ACP/

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