Exploitation minière : la RDC appelée à assurer des indemnisations justes en cas de dommages

Kinshasa 18 avril 2026 (ACP).- Le gouvernement de la République démocratique du Congo a été appelé par une ONG Action pour la promotion et protection des peuples et espèces menacés (Apem), à assurer des indemnisations justes en cas de dommages lors de l’exploitation minière, au cours d’une conférence de presse tenue vendredi à Kinshasa, capitale du pays.

« Plusieurs constats majeurs ont été faits notamment la déforestation et dégradation des écosystèmes, la pollution des ressources en eau, l’abandon des sites miniers non réhabilités, la violations des droits fonciers et humains. Nous recommandons ainsi donc à l’Etat congolais de garantir le respect du Consentement Libre Informé au Préalable (CLIP) avant toute exploitation, d’assurer des indemnisations justes en cas de dommages, de faire respecter les droits coutumiers et engagements sociaux», a déclaré Blaise Mudodosi, coordonnateur national de l’ONG Apem.

Cette conférence qui a porté sur l’environnement et les droits coutumiers des peuples
autochtones pygmées et communautés locales sont sacrifiés par l’exploitation minière artisanale et industrielle dans la province de la Tshopo (nord-est de la RDC), a permis à cette organisation de droit congolais qui lutte contre l’injustice de la gouvernance forestière et dans la conservation de la nature à demander également au gouvernement d’imposer aux exploitants miniers le respect des normes environnementales, d’exiger la réhabilitation et le reboisement des sites et d’interdire l’usage de produits polluants.

Aussi, pour la santé et la sécurité des communautés, Apem a insisté sur l’imposition de la signalisation des zones dangereuses et l’assurance dans la prise en charge des victimes.

Aux sociétés et coopératives minières, l’ONG les a appelées à cartographier les terres et sites culturels avec les communautés, de respecter les droits des populations locales, de mettre en place un dialogue permanent avec les communautés, tout en développant des mécanismes accessibles de gestion des plaintes et de communiquer dans les langues locales.

Co-animée avec le chargé de projet, l’ONG Apem a appelé en outre les médias et les ONG à soutenir ce plaidoyer afin d’aider les peuples autochtones victimes de cette exploitation minière à recouvrir leurs droits et à contribuer à la protection de l’environnement.

« Le communautés ne peuvent pas se taire et doivent continuer à dénoncer les violations et à défendre leurs droits. Et nous, nous allons continuer à les accompagner dans la lutte», a rassuré le chargé de projet de l’Apem, annonçant qu’ils vont poursuivre avec ce plaidoyer au niveau national et international.

Outre la qualité d’eau impactée par cette exploitation minière dans la province de Tshopo, Apem a fait savoir qu’au moins quatre cas de décès, trois cas de noyade et une quinzaine de victimes ayant perdu leurs champs ont été répertoriés.

Depuis 2020, Apem RDC en partenariat avec Forest peoples programme (FPP), œuvre pour le
renforcement de la reconnaissance des droits fonciers coutumiers dans la province de la Tshopo,
notamment dans les territoires de Banalia et Bafwasende, impactés par l’exploitation minière
« artisanale » de l’or,Précisément celle menée par Comibav et All for one mining, note-on.
ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet