Kinshasa, 19 avril 2026 (ACP).- Le développement du projet grand Inga en République démocratique du Congo a été présenté vendredi à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique, par le ministre du Commerce extérieur, comme un pilier de la relance industrielle africaine, lors du panel sur l’état de la région Afrique en matière des politiques publiques, selon un communiqué consulté dimanche.
« Au panel sur l’état de la région Afrique en matière des politiques publiques pour la croissance des industries et la création d’emplois organisé ce vendredi 17 Avril 2026 à Washington aux États-Unis d’Amérique et en marge des réunions de printemps du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la RDC, par le biais de son ministre du commerce extérieur, Julien Paluku, a soutenu que le développement du projet grand Inga constitue un pilier de la relance industrielle africaine à travers de l’électricité qui sera fournie à tous les congolais, mais également à 300 millions d’Africains », a-t-on lu dans le communiqué du ministère du Commerce extérieur.
Selon la source, le ministre Paluku a plaidé pour les actions concrètes sur terrain pour gagner ce pari car l’Afrique des forums, des ateliers et des conférences doit céder la place à l’Afrique des actions concrètes.
Aux côtés de quatre autres panélistes de renoms, le ministre Julien Paluku a soutenu que la transformation économique du continent africain repose sur une transition fondamentale qui passe d’une économie d’exportation des matières premières brutes à une intégration focalisée sur le développement des chaînes de valeurs régionales et, par la mise en place des politiques publiques sur la réduction des barrières et l’incitation industrielle.
Pour y parvenir, le ministre du commerce extérieur a expliqué que depuis des années, l’Afrique tarde à sortir de sa pauvreté, de son isolement. Les pays qui se sont développés ont commencé par définir des politiques industrielles robustes.
Il a, à cet effet, soutenu que le développement des infrastructures africaines, notamment ferroviaires, routières et portuaires, constitue un levier pour faciliter le commerce intra-africain, qui est évalué à moins de 20%, passe d’ici 2030-2035 à au moins 50 à 60%.
M. Paluku a plaidé également pour la digitalisation du continent africain.
A cette occasion, la RDC a proposé la mise en place des fonds de garantie et des programmes d’assistance technique pour renforcer l’étude économique locale. ACP/C.L.

