Kinshasa, 27 mars 2026 (ACP)-Le ministre du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo a présenté, jeudi, à la 14ème Conférence Ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce OMC/(CM14), à Yaounde, quelques stratégies envisagées par son pays pour contourner les obstacles structurels qui freinent l’industrialisation du continent africain.
« Fort de l’Accord de Partenariat Économique signé le 6 septembre 2024, la RDC négocie actuellement avec la Chine des protocoles spécifiques articulés autour de quatre modules clés : Facilitation des exportations vers la Chine, particulièrement pour les produits agricoles ; Coopération pour le développement vert ; Promotion des investissements chinois pour la montée en gamme des industries locales et le Développement du commerce électronique », a déclaré Dr. Julien Paluku Kahongya à la tribune de cette réunion de haut niveau tenue autour du ministre chinois du Commerce, S.E. Wang Wentao, et de la Directrice Générale de l’OMC, Mme Dr Ngozi Okonjo-Iweala. C’était en présence d’une quarantaine de ministres africains du Commerce qui réfléchissaient tous sur la participation africaine au commerce mondiale.
Selon le ministre congolais du Commerce, le constat est sans appel. Bien qu’elle abrite 16 % de la population mondiale, l’Afrique ne représente que 2,9 % du commerce international.
Il a souligné que, face à ce déséquilibre, la Chine a réaffirmé sa détermination à faire évoluer son modèle de coopération en soutenant activement l’industrialisation africaine et en ouvrant davantage son marché via des préférences commerciales accrues.
C’est ainsi dès l’entame de son intervention à ces assises, Julien Paluku a d’abord salué l’excellence des relations bilatérales impulsées par les Présidents Félix-Antoine Tshisekedi et Xi Jinping.

Quelques pays africains, dont le Gabon, le Cameroun, le Ghana, la Guinée Equatoriale, le Nigeria, l’Ethiopie, le Sénégal, ont, aux côtés de la République démocratique du Congo, insisté sur l’importance de maintenir le « traitement spécial et différencié » qui octroie plus de souplesse aux pays en développement.
Très optimiste vers un nouveau paradigme d’industrialisation et d’accès aux marchés mondiaux, Paluku note que le commerce extérieur doit être pour la RDC, le socle du développement économique, en parfaite cohérence avec les autres politiques publiques.
« Avec une population africaine projetée à 2,5 milliards d’habitants en 2050, l’industrialisation massive n’est plus une option, mais une urgence. La Chine, forte de sa propre trajectoire de transformation sur 40 ans, s’affirme ici comme un partenaire stratégique aux côtés d’autres partenaires de premier plan pour relever ce défi », a-t-il conclu.
ACP/Célestin Lutete

