Kinshasa, 10 mars 2026 (ACP).- Le Franc congolais, monnaie de la République démocratique du Congo (RDC), a connu une appréciation de 2,74% à l’indicatif au 10 mars 2026 en s’établissant à 2.182,83 CDF (franc congolais) le dollar américain contre 2.244,22 CDF la semaine précédente, selon la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo consultée mardi par l’ACP.
«Au 10 mars 2026, le taux de change s’est fixé à 2.183,83 CDF pour un dollar américain à l’indicatif et 2.294,07 CDF au parallèle. Par rapport au 3 mars 2026, la monnaie nationale s’est appréciée de 2,74% sur le segment interbancaire et de 0,85% sur le marché parallèle.
Par ailleurs, un Euro étant échangé à 2.521,46 CDF et un Yuan équivaut à 315,66 CDF au taux moyen du marché actuel», a-t-on lu.
Selon la source, les indicateurs du secteur extérieur attestent une stabilité sur les deux segments du marché, traduite par une appréciation du franc congolais. En revanche, les cours des principaux produits de base ont affiché une évolution divergente, tandis que les réserves internationales ont connu un léger recul.
En cumul annuel, a précisé la source, le franc congolais a affiché une dépréciation de 1,08 % à l’interbancaire et une appréciation de 0,71 % au parallèle.
Par ailleurs, les réserves internationales ont atteint 7.128,23 millions de USD, au 24 février 2026, soit 2,72 mois d’importations de biens et services, venant de 7.228,80 millions.
La BCC a, à cet effet, relevé quelques facteurs de risque sur le plan externe et interne occasionnant la dépréciation de la monnaie nationale, notamment la persistance des tensions géopolitiques et commerciales ainsi que l’incertitude entourant les politiques publiques dans les grandes économies et le maintien de la dette publique mondiale à des niveaux très élevé.
Sur le plan interne, la source a noté que la liquidité bancaire demeure à des niveaux relativement élevés caractérisée par la demande accrue de devises de la part des agents économiques à l’issue de la période post-festivités.
La BCC a, à cet effet, recommandé le maintien d’une coordination étroite des politiques monétaire et budgétaire, afin de préserver la stabilité macroéconomique et le pouvoir d’achat intérieur; le renforcement du suivi des facteurs de liquidité susceptibles de perturber le fonctionnement des principaux marchés.
En début d’année; il était caractérisé par l’investissement dans les infrastructures de base telles que les transports et l’énergie afin de soutenir l’industrie et faciliter le commerce et l’accélération du processus de mise en œuvre des réformes structurelles visant à diversifier la base productive. Evolution des opérations financières de l’Etat au 26 février 2026La source a, par ailleurs, indiqué que les deux premiers mois de l’année 2026 restent marqués par une mobilisation des ressources publiques, principalement portée par les recettes provenant des impôts directs et indirects.
En outre, le plan de trésorerie de l’Etat, pour le mois de février 2026, prévoit un déficit prévisionnel, lequel sera entièrement couvert par des moyens de financement sains.
A cet effet, les recettes programmées se chiffrent à 1.953,5 milliards de CDF contre des dépenses à exécuter à hauteur de 2.718,0 milliards, dont 1.911,2 milliards seraient affectés aux dépenses courantes.
La note a précisé que le tableau de suivi des opérations financières de l’Etat élaboré par la Banque centrale du Congo indique qu’en rythme mensuel, un montant total de 1.828,7 milliards de CDF a été mobilisé par les régies financières. La répartition de ces ressources se présente comme suit: les recettes des impôts directs et indirects de la Direction générale des Impôts (DGI) chiffrées à 685,4 milliards de CDF; les recettes douanières et des accises de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) s’élèvent à 532,4 milliards; et les recettes de la parafiscalité de Direction générale des recettes domaniales, administratives, judiciaires et des participations (DGRAD) fixées à 185,0 milliards.
Par ailleurs, à la période sous revue, les dépenses publiques se sont établies à 1.872,0 milliards de CDF. Les décaissements ont principalement concerné les postes suivants: les Salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat: 1.049,5 milliards de CDF; et les Frais financiers: 27,7 milliards.
ACP/ODM

