Guerre au Moyen-Orient : le prix du carburant reste stable en RDC

Kinshasa, 26 mars 2026 (ACP).– Le prix du carburant est resté stable en République démocratique du Congo, dans les différentes zones économiques, se vendant à 1,06 USD le litre d’essence, comparativement à certains pays occidentaux, où les prix ont été revus à la hausse depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon un communiqué consulté jeudi.

« Le prix du litre d’essence est resté stable en RDC, se négociant à 1,06 USD ; en France il est passé de 1,85 USD à 2,16 USD, en Angleterre de 1,70 USD à 1,92 USD et aux États-Unis, il est passé de 0,77 USD à 1,05 USD », a-t-on lu.

Cette stabilité de prix en RDC est due au fait que le gouvernement, via les ministères de l’Economie nationale et des Hydrocarbures, avait déjà anticipé les risques d’une possible pénurie et hausse de prix du carburant, suite aux tensions sur le marché international des produits pétroliers liées à la situation géopolitique au Moyen-Orient. Des dispositions immédiates ont été arrêtées, en coordination avec les ministères sectoriels concernés et les opérateurs du secteur.

Ces dispositions visent à assurer la continuité de l’approvisionnement du pays et portent notamment sur la mise en place de mesures exceptionnelles visant à alléger certains coûts liés à l’importation et au transport des produits pétroliers, afin de faciliter leur approvisionnement sur le marché national. Mais aussi le renforcement du mécanisme des avances aux sociétés pétrolières, en vue de soutenir leur trésorerie et de garantir la continuité des opérations d’importation ; ainsi que la levée de tous les obstacles au dédouanement accéléré des produits pétroliers.

Le ministère de l’Economie nationale et celui des Hydrocarbures avaient, bien avant, rassuré la population que des stocks de produits pétroliers étaient disponibles et suffisants pour approvisionner l’ensemble du territoire national. Les sociétés en charge de l’approvisionnement ont été également instruites de renforcer le rythme des livraisons, de jour comme de nuit, afin d’améliorer la desserte des stations, selon le communiqué conjoint du ministère de l’Economie et celui des Hydrocarbures.

Il sied de noter que la guerre au Moyen-Orient provoque une crise énergétique majeure, caractérisée par une forte hausse des prix du pétrole (Brent dépassant les 100-110 dollars le baril) et, une réduction de la production de plus de 8 millions de barils par jour. Le blocage du détroit d’Ormuz menace l’approvisionnement mondial, entraînant une flambée des prix à la pompe (carburants, gazole, kérosène). ACP/JF

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