Kinshasa, 11 février 2025 (ACP).- Plus de 22 millions USD de gains ont été certifiés au profit du gouvernement de la République démocratique du Congo, mardi à Kinshasa, en RD. Congo par le CSPPP (Comité de suivi des prix des produits pétroliers) après une session de travail de la zone Ouest au quatrième trimestre 2025, selon un communiqué consulté mercredi par l’ACP.
«Le CSPPP a procédé à la certification des pertes et manques à Gagner (PMAG) de la zone Ouest pour le quatrième trimestre 2025, couvrant la période du 1er octobre au 31 décembre 2025. Cette certification a permis d’établir, pour ladite période, un gain de 22 311 802,43 dollars américains en faveur de l’État congolais», a-t-on lu dans le communiqué du ministère de l’Économie nationale.
Selon la source, les résultats enregistrés à l’issue de cette certification constituent un tournant majeur dans la gestion des PMAG, marquant la sortie progressive du long cycle des manques à gagner historiquement observés dans le secteur pétrolier, au profit d’une dynamique désormais génératrice de gains.
La certification de ce jour revêt ainsi une valeur symbolique forte, traduisant l’efficacité des réformes engagées et la consolidation d’un cadre de gouvernance fondé sur des données certifiées et partagées, a renchéri la source.
Par ailleurs, la rupture observée dans la tendance des réalisations des pertes et manques à gagner dans la zone Ouest, jusque-là défavorable à l’État, va se consolider après la certification des PMAG des zones Sud et Est, qui sont par nature des zones à gains, a révélé le communiqué.
Le document a rapporté que les gains certifiés au quatrième trimestre 2025 ont résulté notamment de l’évolution favorable de plusieurs paramètres structurants, parmi lesquels le prix moyen frontière commercial, les volumes certifiés par le ministère des Hydrocarbures, ainsi que le taux de change officiel publié par la Banque Centrale du Congo (BCC).
À l’issue des travaux, le vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko, cité dans le communiqué, a félicité les résultats obtenus, soulignant que le secteur pétrolier évolue désormais vers un mode de gestion plus autonome depuis près de deux ans, avec l’accompagnement du système bancaire, sans recours au financement du Trésor public.
Il a rappelé que la volonté du gouvernement est de se rapprocher progressivement de la vérité des prix, tout en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs, avant d’ajouter qu’il entend se saisir des problèmes des opérateurs nationaux. Selon lui, si le secteur se porte bien, il est nécessaire que ceux qui y participent se portent bien également.
Ces travaux s’inscrivent dans la vision du président de la République, traduite par Madame la Première Ministre, qui permet à la profession pétrolière d’évoluer dans un environnement assaini.
Ont pris part à ces travaux, les représentants des sociétés pétrolières Engen, Cobil, SEP Congo, Total Energies, LEREXCOM, LOG, SOCIR et SOGAZ, ainsi que les représentants des associations professionnelles GPDPP et CPPN, les représentants de la Présidence de la République, de la Primature, les délégués de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), de la Banque centrale du Congo (BCC), des ministères des Hydrocarbures, des Finances et du Portefeuille. ACP/UKB

