La Cour de comptes promet de veiller à la bonne exécution de dépenses 

Kinshasa, 4 mars 2026(ACP).- La Cour de comptes de la République démocratique du Congo a promis de se rassurer de la bonne exécution des dépenses de la Loi des finances 2026, par  la Banque centrale du Congo, en marge de la cérémonie de rentrée judiciaire,  organisée mardi, à Kinshasa, selon un document consulté mercredi par l’ACP.

« De même, déterminée à veiller sur une discipline budgétaire rigoureuse basée notamment sur le respect de la chaîne de la dépense publique, la Cour des comptes s’assurera au cours de l’exercice budgétaire en cours, du strict respect par la Banque centrale du Congo de l’article 8 de la convention du caissier de l’Etat, afin que, sous-peine des poursuites pour faute de gestion, il ne soit exécuté que les dépenses budgétaires préalablement liquidées par le ministre du Budget et ordonnancées par le ministre des Finances« , a déclaré Jimmy Munganga, Premier président de cette Cour, à l’audience publique solennelle de rentrée

Il a indiqué qu’en ce moment où la déconcentration de l’ordonnancement est effective pour certains ministères, l’institution financière accordera une attention plus soutenue à l’exécution du budget, à la lumière des dispositions de la circulaire contenant les instructions relatives à l’exécution de la loi de finances pour l’exercice en cours.

Dans ce même cadre, a poursuivi Jimmy Munganga,  sa juridiction a mis en place des dispositifs de contrôle pour les régies financières, notamment pour suivre le rythme de paiement des frais au trésor public.

« La Cour des comptes a également mis en place des mécanismes de contrôle de la gestion de la dette publique susceptibles de lui permettre de capter constamment les stocks des dettes certifiées par la DGDP, d’en suivre le rythme de paiement et de s’assurer que la Banque centrale du Congo n’a payé que les dettes certifiées par la DGDP, liquidées par le ministre du Budget et ordonnancées par le ministre des Finances », a-t-il révélé.

Par ailleurs, il a martelé que tout acte, toute abstention ou toute omission dans son application sera qualifié de faute de gestion et donnera lieu à des saisines appropriées du président de la République et de l’Assemblée nationale en vue des sanctions conséquentes.

La redevabilité, une obligation juridique aux gestionnaires de fonds publics

Par ailleurs, le 1er président de la Cour de comptes a rappelé que la redevabilité constitue une obligation juridique qui incombe aux gestionnaires publics à rendre compte de leurs actes, à justifier l’utilisation des ressources publiques.

Ce devoir est reconnu aussi aux comptables publics dans leur tâche cruciale dans l’exécution de la dépense publique, aux gestionnaires des régies financières dans leur rôle déterminant dans la mobilisation des recettes publiques ; ceux des entreprises du Portefeuille et des établissements publics, aux ministres du Budget et des Finances.

M Munganga a indiqué que la notion de redevabilité se traduit au plan institutionnel par un ensemble cohérent de mécanismes juridiques, organiques et procéduraux qui obligent les personnes investies du pouvoir de gestion, d’ordonnancement ou de maniement des données et biens publics de rendre compte de leurs actes, le cas échéant  devant les autorités compétentes et les organes de contrôle.

« Il s’agit d’une obligation qui s’impose à tout le monde de rendre leur compte à chaque fin d’exercice afin d’assurer l’effectivité du contrôle », a-t-il fait savoir.

 Pour rappel, cette audience publique solennelle de rentrée judiciaire de la Cour de comptes placée sous le thème :« le respect du devoir de redevabilité, gage d’une gouvernance financière saine et responsable en République démocratique du Congo », a été marquée par la remise officielle du rapport public annuel aux autorités de l’Etat. 

ACP/UKB

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