Kinshasa, 30 septembre 2025 (ACP).– La situation de la sécurité alimentaire ne s’est pas améliorée en 2025 en République démocratique du Congo, a indiqué le consultant en charge de cette question à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à la clôture mardi de l’atelier sur le Cadre intégré de classifications de la sécurité alimentaire (IPC).
«De manière globale, on n’a pas vu des améliorations. Si nous essayons de comparer la situation de la sécurité alimentaire au regard des différents indicateurs utilisés, si on essaie de comparer l’année dernière à cette année, il faut constater que la situation ne s’est pas du tout améliorée», a déclaré Jean- Paul Busambo, consultant en charge des questions de sécurité alimentaire à la FAO.
«Nous aurons tous les détails dans les prochaines étapes avec les autorités lorsqu’on va publier les résultats et aussi les cartographies avec les différentes classifications au niveau national, des provinces et des territoires», a-t-il ajouté.
M. Busambo a précisé à cette étape de compilation des résultats à Kinshasa que plusieurs paramètres ont contribué à cette situation, notamment sécuritaire qui pèse lourd dans la sécurité alimentaire.
«Il y a même de similitudes, sécurité alimentaire et aussi insécurité physique», a-t-il relevé, avant d’évoquer d’autres facteurs en lien avec le changement climatique ainsi que les niveaux des prix sur le marché.
Analyse et consolidation des résultats de 15 provinces
Cet atelier a été organisé par le Groupe de travail technique de l’IPC en RDC, qui a procédé à l’analyse virtuelle de 15 provinces.
Selon M. Francis Nkailu du service des statistiques agricoles au ministère de l’Agriculture, ces analyses ont été effectuées dans différents pôles, à savoir; Beni, Bunia, Kinshasa et le Grand Katanga.
Des indicateurs tels que la consommation alimentaire, les moyens d’existence, la mortalité et l’état nutritionnel, ont permis de classifier les tendances pour chaque province.
Par ailleurs, la dernière étape consistera à l’endossement des résultats définitifs au niveau du ministère de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire.
Ce travail du Groupe de travail technique de l’IPC est piloté par le ministère de l’Agriculture et sécurité alimentaire avec l’implication d’autres ministères (Santé, Économie, Pêche et élevage), des universités, des ONG ainsi que des Agences des Nations unies. ACP/ODM

