Kinshasa, 30 juillet 2026 (ACP).- Une proposition d’accélération du processus de l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les territoires enclavés de la République démocratique du Congo(RDC) a été élaborée jeudi à Kinshasa, lors d’une réunion présidée par le ministre de l’Economie nationale, avec la Société nationale d’électricité (Snel) et la Régie de distribution d’eau (Regideso).
«Cette première séance de travail avait pour objectif de définir une méthodologie en vue de l’élaboration d’un programme d’intervention rapide, concret et réaliste sur l’accès à l’eau potable et à l’électricité », a déclaré Mukoko Samba, vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale.
À cette occasion, le vice-Premier ministre Mukoko a invité les responsables des différentes structures publiques concernées à présenter l’état des lieux de leurs interventions, en particulier dans les provinces du Sankuru et de la Tshuapa.
En ce qui concerne le projet hydroélectrique de Lusambo, ayant une capacité estimée à 1 000 MW, M. Mukoko a instruit à ces entreprises publiques que l’ensemble de ce projet soit consolidé dans un tableau récapitulatif précisant leur état d’avancement, les besoins de financement ainsi que les études techniques déjà disponibles.
Il a, également instruit les différentes structures concernées de transmettre les données actualisées des projets, les besoins de financement et les priorités, afin de permettre au Gouvernement de formuler des solutions concrètes pour accélérer l’accès des populations à l’eau potable et à l’électricité.
De son côté, le directeur général de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (Anser) a indiqué que plusieurs projets d’électrification sont en cours depuis 2022 dans le territoire de Lomela, au Sankuru, ainsi que deux autres projets à Katako-Kombe, qui sont déjà approuvés par le Gouvernement.
Quant à la province de la Tshuapa, deux projets sont également prévus dans les territoires de Bokungu et de Djolu, précisant que la principale contrainte demeure la mobilisation des ressources financières nécessaires à leur mise en œuvre.
S’agissant de l’accès à l’eau potable, les responsables du secteur ont relevé que le taux de desserte en milieu rural demeure particulièrement faible, notamment dans la province de la Tshuapa, où il est estimé à 3 %, contre 32 % dans le Sankuru.
Ils ont également évoqué la nécessité de renforcer les capacités de la Regideso, déjà présente dans le Sankuru, et de réhabiliter les infrastructures existantes dans la Tshuapa.
Cette réunion a connu la participation du vice-ministre du Budget, des directeurs généraux, de l’Office national de l’hydraulique rurale (ONHR), de la Regideso, de l’Anser ainsi que les responsables des autres services publics concernés. ACP/M

