Cybersécurité : le ministre Kibassa plaide pour une clarification des responsabilités institutionnelles

​Kinshasa, 30 juillet 2026 (ACP).– Les dispositifs de cybersécurité ne peuvent produire les résultats attendus si les responsabilités ne sont pas clairement établies, a déclaré jeudi à Kinshasa le ministre de l’Économie numérique, lors de la clôture de l’atelier de restitution du diagnostic de maturité et du benchmark international.

« La gouvernance constitue le préalable à toute transformation numérique cohérente. Les infrastructures, les plateformes, les services, les données et les dispositifs de cybersécurité ne peuvent produire les résultats attendus si les responsabilités ne sont pas clairement établies », a déclaré Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique.
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​Initiée à la demande du ministère de l’Économie numérique, cette mission visait à « mieux organiser les interventions de l’État dans le secteur du numérique, clarifier les responsabilités institutionnelles, consolider les dispositifs existants et transformer nos orientations stratégiques en actions coordonnées », a rappelé Augustin Kibassa.
​Selon le ministre, la restitution présentée permet de mesurer l’ampleur du travail accompli et offre une lecture précise des défis que la République démocratique du Congo (RDC) doit relever pour assurer une gouvernance cohérente de sa transformation numérique.

Il a précisé que les travaux de cet atelier ont porté sur dix dimensions majeures : la cybersécurité, la gouvernance des données, les infrastructures, la confiance numérique, les cadres institutionnels, la gestion des services numériques, l’intelligence artificielle ainsi que le développement des compétences.

​Ces thématiques ont été examinées en plénière puis approfondies en groupes de travail selon deux axes principaux : le cadre stratégique du gouvernement numérique et le cadre opérationnel de la cybersécurité.

​L’atelier a particulièrement insisté sur la nécessité de clarifier l’articulation entre quatre structures clés : le ministère de l’Économie numérique, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), l’Agence nationale de cybersécurité ainsi que l’Autorité nationale de certification électronique.

Le ministre a, à cette occasion, salué « la qualité des échanges, la diversité des contributions et l’esprit de responsabilité » qui ont caractérisé l’ensemble des travaux.

ACP/ K

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