Kinshasa, 4 mai 2026 (ACP).- L’organisation rationnelle de l’espace n’est plus une option en RD. Congo, mais un impératif pour corriger le déséquilibre socioéconomique actuel et valoriser nos diverses potentialités territoriales, selon le ministre en charge de l’Aménagement du territoire, à l’ouverture lundi de la table ronde sur les défis liés à ce secteur.
« L’organisation rationnelle de l’espace n’est plus une option en RDC, mais un impératif pour corriger le déséquilibre socioéconomique actuel et valoriser nos diverses potentialités territoriales », a déclaré Jean-Lucien Bussa, ministre en charge de l’Aménagement du territoire.
M. Bussa a précisé que ces assises permettent de poser un diagnostic lucide en mettant en évidence les disparités provinciales préoccupantes, auxquelles les territoires et les villes connaissent une évolution au rythme asymétrique caractérisée des pôles injustement enclavés et sous-équipés contrairement à d’autres.
« La loi du 1er juillet 2025, relative à l’aménagement du territoire, souligne, en son article 9 sans équivoque que, les politiques et plans sectoriels adoptés en Conseil des ministres doivent insérer les options majeures de l’aménagement du territoire, particulièrement celles relatives à la convergence interne du territoire national, la configuration des schémas d’armatures urbaines, des corridors, du capital naturel, du moissonnage et de la subdivision du territoire », a ajouté Jean-Lucien Bussa.
Selon lui, l’aménagement du territoire est un instrument stratégique de gouvernance pour une administration efficace de notre espace, un levier de développement économique par l’optimisation des ressources, un facteur de cohésion sociale par la réduction des fractures géographiques et un outil de souveraineté nationale.
Une feuille de route préconisée pour des priorités à court terme
A cette même occasion, le ministre Bussa a précisé que ces travaux seront assortis d’une feuille de route pour identifier les priorités à court terme, d’une part, et, d’autre part, planifier les espaces, selon les vocations économiques et sociales bien définies, afin de garantir l’utilisation rationnelle équilibrée et durable de l’espace national.
« Une telle approche permet non seulement d’optimiser les ressources disponibles, mais également de réduire les déséquilibres territoriaux à atteindre très rapidement la transformation économique totale et répondre efficacement aux besoins de la population », a-t-il ajouté.
Cette feuille de route permettra, notamment de réaliser des infrastructures, sous le contrôle du ministre des Infrastructures et travaux publics (ITPR), en particulier, dans les provinces du Bas-Uélé, Maï-Ndombe, du Sankuru, du Sud-Ubangi, de la Tshuapa, de la Mongala, de la Lomami qui ne disposent pas de routes asphaltés à ce jour.
A ce titre, a fait savoir le ministre, les projets et programmes du territoire, notamment les plans d’aménagement des Zones économiques spéciales, des sites miniers, forestiers, pétroliers, agricoles ainsi que ceux des projets immobiliers, les structures structurantes telles que les routes, les aéroports, les aérogares, les centrales hydroélectriques, les éoliennes, les ports sont soumis à l’avis de conformité aux outils de planification spatiale des ministères et à l’aménagement du territoire dans ces attributions.
Cette table ronde de concertation sur les défis de l’aménagement du territoire en RDC organisée pendant deux jours, soit du 4 au 5 mai, connait la participation des responsables de plusieurs entités étatiques, notamment des ministres provinciaux, des gouverneurs, afin d’établir des Plans provinciaux d’aménagement du territoire (PPAT) pour structurer l’occupation de l’espace, notamment pour intégrer la foresterie communautaire et les droits des peuples autochtones discutés lors des sessions antérieures à Mbandaka.
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