Mbuji-Mayi: le prix d’un sac de ciment passe de 24 à 30 $ sur le marché

Mbuji-Mayi, 13 février 2026 (ACP).- Le prix d’un sac de ciment qui se vendait à 24 $ en janvier sur le marché de Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo, se négocie présentement à 30$, soit 25% d’augmentation, a appris l’ACP vendredi d’une source administrative.

«Effectivement, le sac de ciment est à trente dollars américains (30 $) au lieu de 24, il y a peu. C’est une situation qui dérange dans la mesure où nous sommes aujourd’hui impliqués ou engagés dans la modernisation de nos routes, dans la modernisation de la vie économique d’une manière générale et qu’aujourd’hui, nous faisons face à cette situation de hausse du prix de sac de ciment sur le marché», a déclaré Dominique Ilunga Nkashama, directeur provincial de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) au Kasaï Oriental.

«Mais vous savez qu’à l’achat au niveau de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, le sac de ciment n’a pas augmenté de prix et les sociétés productrices de ce ciment en ont en grand nombre. Mais, qu’est-ce qui justifie cette hausse ? C’est tout simplement le fait de notre enclavement dont nous ne cesserons jamais de faire appel pour son désenclavement total», a-t-il ajouté.

Le directeur provincial de la FEC attribue également cette hausse aux difficultés d’acheminement du produit par la voie ferrée.

«Aujourd’hui, les opérateurs économiques rencontrent effectivement des difficultés au niveau de la Société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC), pour avoir les wagons et surtout les locomotives pour tracter cette charge et ramener celle-ci vers Mwene-Ditu. Cela pose un problème. Voilà la situation qui préoccupe au plus haut point des opérateurs économiques. Ils n’ont pas l’accès facile aux wagons pour pouvoir charger et ramener cette marchandise qui est beaucoup demandée aujourd’hui au niveau de la province du Kasaï Oriental », a-t-il expliqué.

«Mais également, la route aujourd’hui avec les ponts qui sont cassés et les travaux qui traînent pour pouvoir être réhabilités. Et là, nous demandons à nos amis de l’Agence congolaise de grands travaux (ACGT) qui sont sur la voie avec les entreprises chinoises, de doubler les efforts pour que là où il y a les bourbiers qu’on y travaille, qu’on dégage, tant soit peu, pour permettre à ce que les véhicules ramènent, même à nombre réduit, des charges au niveau de la province en attendant la saison sèche où nous verrons beaucoup plus de camions vers la ville de Mbuji-Mayi », a conclu. ACP/ODM

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