« Nous ne pouvons plus accepter des matériaux sans certification adaptée à nos réalités » (Ministre congolais des Infrastructures)

Kinshasa, 26 mai 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) ne va plus accepter des matériaux de construction sans certification adaptée à ses réalités, a dit le ministre des Infrastructures, lors du lancement des travaux de la commission nationale chargée de l’élaboration des normes de construction.

« Nous ne pouvons plus accepter que des ouvrages publics se dégradent prématurément, que des routes se détériorent à peine livrées, ou que des matériaux circulent sans certification adaptée à nos réalités », a déclaré John Banza, ministre des Infrastructures et travaux publics.

Pour lui, l’élaboration de ces normes de construction des infrastructures publiques s’inscrit en ligne droite du Programme d’action du gouvernement 2024-2028, visant à moderniser l’action publique, à éradiquer le gaspillage des ressources de l’État et à prévenir les drames humains liés aux malfaçons, trop souvent constatés à Kinshasa et à l’intérieur du pays.

A en croire les organisateurs,​ à l’origine de cette mobilisation sans précédent, le ministre Banza a dressé un diagnostic sans concession de la situation actuelle, justifiant l’urgence d’un référentiel national rigoureux.

​Pour lui, le futur code normatif congolais devra impérativement parler le « langage du terrain ».

A cette occasion, le ministre John Banza a rappelé aux experts les quatre piliers de leur mission que sont la méthode, la discipline, l’indépendance intellectuelle et le sens élevé de l’intérêt général. Tout en s’alignant sur les standards internationaux (ISO) et régionaux (ARSO), la RDC entend ainsi imposer son identité technique unique pour garantir la durabilité de ses investissements publics. ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet