Kinshasa, 07 novembre 2025 (ACP).- Les activités du site d’une société minière à l’origine de la pollution des eaux à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, ont été suspendues jeudi par le ministre des Mines, lors de sa visite d’inspection dans cette ville minière, selon un communiqué consulté vendredi par l’ACP.
«Le ministre des Mines a procédé à la suspension immédiate des activités du site de la société Congo Dongfang Mining (CDM) à l’origine de la pollution des eaux à Lubumbashi, pour une durée initiale de trois mois, période qui pourra être prolongée si nécessaire», a-t-on lu dans le communiqué du ministère de Mines.
Les premières informations recueillies par le ministre Louis Watum Kabamba, qui s’est rendu sur le site de la société Congo Dongfang Mining (CDM), ont fait état d’un débordement d’affluents industriels provenant d’un bassin de rejet qui aurait touché plusieurs quartiers environnants, notamment Kassapa, suscitant de vives inquiétudes quant à la sécurité des populations et à la protection de l’environnement.
Sur le terrain, le constat dressé a révélé que le bassin de rejet de la société CDM ne répond à aucun standard international, l’absence de dispositifs de contrôle, de stabilité et d’étanchéité, l’inexistence d’un plan d’urgence en cas d’incident; autant de défaillances ayant conduit à une pollution manifeste des eaux, à la mortalité piscicole et à la contamination de l’environnement immédiat.
Au cours de la réunion de clarification tenue avec les responsables de CDM, a rapporté la source, M. Watum a exigé des explications techniques précises et des garanties fermes pour éviter la répétition de tels événements.
Face à l’insuffisance des réponses fournies, a précisé la source, des mesures conservatoires et coercitives ont été immédiatement prises, notamment la suspension immédiate des activités du site de CDM à l’origine de l’incident, pour une durée initiale de trois (3) mois,
Pendant cette période de suspension, la société est tenue d’assurer la rémunération de l’ensemble du personnel du site concerné, de procéder à la réparation intégrale des dommages environnementaux constatés; d’indemniser les populations affectées, et de s’acquitter des pénalités prévues par le Code minier et la réglementation en vigueur.
En outre, une commission technique mixte sera mise en place afin de mener des enquêtes approfondies, d’identifier les causes exactes de l’incident et d’établir les responsabilités à tous les niveaux.
À travers cette action, a rapporté la même source, le gouvernement de la République, par le biais du ministère des Mines, a réaffirmé sa détermination à faire respecter strictement les normes environnementales et à promouvoir une exploitation minière responsable et durable, au service du développement national et du bien-être des populations congolaises.
ACP/ODM

