Projets communautaires, une ONG pour la facilitation du financement dans les milieux ruraux

Kinshasa, 27 septembre 2025 (ACP).- Une organisation non gouvernementale en République démocratique du Congo s’est positionnée comme facilitatrice entre soumissionnaire des projets et bailleurs des fonds pour le financement des actions de développement communautaire, a affirmé, samedi, à Kinshasa, capitale du pays, l’administrateur général, lors d’une conférence sur la campagne de levée de fonds.

‎« Dans le cadre de notre campagne de levée des fonds communautaire, l’ONG Better life se positionne comme une facilitatrice pour jouer le pont entre soumissionnaire des projets et bailleurs des fonds en vue de faciliter le financement et l’accompagnement des projets de développement communautaire dans les milieux ruraux et urbains de notre pays», a déclaré Bernard Kilungu administrateur général de ladite ONG.

‎Il a précisé que l’ONG « Better life » ne finance pas et l’argent ne passe pas dans ses comptes, mais plutôt il va du compte des bailleurs pour le compte des soumissionnaires du projet.

« Better life ne fera que se comporter comme une institution de contrôle pour voir la gestion des dépenses et si possible apporter de l’assistance technique », a-t-il insisté.

‎Selon lui, la protection environnementale, l’accès au crédit carbone, la sécurité alimentaire tout en faisant la promotion sur les cultures pérennes, notamment le cacao et le palmier constituent les champs de bataille de cette ONG.

‎« Le second volet de notre champ de bataille consiste à accompagner les agriculteurs et les partenaires (coopérative et particulier) pour l’acquisition des machines agricoles », a fait savoir l’administrateur général.

‎Accompagnement des projets de développement communautaire

‎La levée des fonds pour les projets uniquement à caractère communautaire consiste à accompagner des projets des partenaires dans le but de les aider à trouver des solutions des communautés locales, c’est-à-dire dans des provinces, des régions et territoires.

‎«L’ONG n’exige pas de paiement pour le dépôt d’un projet excepté les frais d’adhésion. Nous profitons pour encourager les gens qui ont des projets qui peuvent changer des vies, qu’ils pensent au moins qu’il y a une organisation accompagnatrice qui peut trouver des solutions à l’éducation, à la santé mais aussi aux infrastructures notamment la construction des barrages et des cités », a indiqué l’administrateur de l’ONG.

‎Pour sa part, Blaise Molo, ingénieur et coordonnateur  nationale des projets de cette ONG, a fait connaitre que la structure est implantée dans plusieurs provinces et régions du pays, notamment à Kinshasa, au Kongo central, au Tanganyika et dans le Haut-Katanga.

‎«Nous disposons de plusieurs partenaires et nous sommes officiellement implantés  dans 16 des 26 provinces de la RDC et officieusement dans toutes les provinces grâces à nos collaborations», a-t-il relevé.

Il a indiqué que l’ONG dispose d’une panoplie des techniciens, ingénieurs et experts dans plusieurs domaines, dans le but d’accompagner les partenaires notamment les coopératives et les particuliers dans des projets de développement communautaire.

‎‎S’ agissant de la partie Est du pays touchée par les conflits armés, l’Ir Molo a indiqué que l’ONG a dû fermer momentanément ses bureaux en attendant le retour de la paix et par la même occasion, il a lancé un message au gouvernement congolais à œuvrer davantage pour le retour de la paix.

‎Dans la foulée, les partenaires présents ont témoigné l’apport de l’ONG dans le développement dans leurs communautés respectives tout en appelant les bailleurs de fonds à s’investir davantage dans des projets communautaires pour permettre entre autres, aux enfants de quitter les mines et de retrouver le chemin de l’école, aux jeunes désœuvrés de se former aux métiers, aux régions enclavées de se développer, ainsi qu’à l’accompagnement de construction des infrastructures de base, notamment des barrages, des hôpitaux locaux et des établissements de formation professionnelle.

‎Cette conférence a connu la participation de plusieurs personnalités, notamment des professeurs d’universités, des chercheurs, des entrepreneurs ainsi que des représentants des associations de coopératives exerçant dans des provinces. ACP/UKB

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