RDC : 30% du financement du Gouvernement pour l’implémentation d’une centrale hydroélectrique au Kasaï central

Kinshasa, 4 octobre 2025 (ACP).– La contribution financière du Gouvernement de la République démocratique du Congo à hauteur de 20 à 30% du coût global de la centrale hydroélectrique de « Mbombo » (Kasaï central) est attendue comme gage par le secteur privé pour financer son implémentation, a-t-on appris samedi dans une conférence de presse.

« Le montage financier de la centrale hydroélectrique de Mbombo qui se veut du type de partenariat public-privé +PPP+ attend l’implication du gouvernement afin que sa contribution financière à hauteur de 20 à 30% du coût global du projet soit ce catalyseur attendu comme gage de la contrepartie du pouvoir public par le secteur privé qui a manifesté de l’intérêt au financement de son implémentation », a déclaré Cyprien Musimar, Directeur général (DG) de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (Anser).

En dépit de contraintes rencontrées, le DG d’Anser a fait savoir que le projet « Mbombo » a été également inscrit dans le contexte du programme « Compact énergétique » qui constitue une opportunité crédible pour sa matérialisation.

« On n’est pas resté les bras croisés. Nous avions aligné ce projet Mbombo dans +Compact énergétique+ qui est un programme financé par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) pour impacter 300 millions d’habitants au sud du Sahara, dont 82 millions de Congolais. Une enveloppe globale de 37 milliards de dollars, qui va faire grimper le taux d’accès à l’électricité de 62,5% à l’horizon 2030. Et nous avions aligné le projet Mbombo, dans ce qui concerne la Quote-Part et l’État congolais, dans ce programme », a-t-il dit, avant d’annoncer que plusieurs réunions pilotées par la Primature se tiennent pour plus de lisibilité sur l’exécution de ce programme qui a une enveloppe assez importante pour tous les projets.

Concernant cette centrale hydroélectrique, l’Anser a rassuré que les études techniques quasi-achevées et quelques travaux préparatoires préliminaires sur le site ont été réalisés sur fonds propres.

« L’Anser demeure pleinement engagée à poursuivre sa mission d’électrification du Congo profond. Les avancées réalisées démontrent que malgré les contraintes, l’Agence consolide ses acquis et met tout en œuvre pour accélérer la transformation énergétique du pays, avec pour horizon l’objectif de 62% de taux d’accès à l’électricité d’ici 2030 », a affirmé M. Cyprien Musimar.

Des avancées significatives dans l’électrification rurale

Une vue des participants

Dans sa communication, le DG de l’Anser a, par ailleurs, informé l’opinion publique que plusieurs progrès ont été réalisés dans le cadre de la mission de son Agence.

« En cinq ans, l’Anser a franchi des étapes décisives dans la mise en œuvre de la politique nationale d’électrification. Le nombre de projets en cours d’exécution est passé de 49 à 55, puis de 55 à 65 répartis sur 53 territoires de 145 territoires de la RDC, mais aussi à Kinshasa, Mbuji-Mayi et Kananga, traduisant une dynamique croissante de déploiement. Le nombre d’ouvrages finalisés atteindra désormais 26 à la fin du mois d’octobre, grâce à l’achèvement imminent de quatre nouveaux ouvrages à Basankusu, Bongandanga, Tshimbulu et Kalamba, permettant d’impacter près d’un million des personnes », a-t-il indiqué.

D’après lui, ces résultats, s’ils sont encourageants, ont encore besoin de plus de soutien financier du pouvoir public pour financer l’ensemble des projets qui affichent un taux d’exécution physique moyen de 53%, contre un taux de paiement global à hauteur de 28%. ACP/UKB

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