Kinshasa, 1er juin 2026(ACP).- Le ministère des Hydrocarbures, s’est inspirée du modèle algérien pour booster ce secteur en République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre du renforcement de la coopération avec l’Algérie, à travers la Société pétrolière nationale algérienne (Sonatrach), lors d’une visite guidée dimanche de la délégation congolaise, selon un communiqué consulté lundi.
«La ministre d’État en charge des Hydrocarbures Acacia Bandubola s’est inspirée du modèle algérien en poursuivant le processus de renforcement de la coopération entre les deux Etats, dans le secteur des Hydrocarbures par une visite d’immersion de portée stratégique dans les installations de la société nationale algérienne du pétrole, Sonatrach», a-t-on lu dans le communiqué du ministère des Hydrocarbures.
Selon la source, la délégation congolaise conduite par Mme Bandubola a été reçue par le président-directeur général de la Sonatrach, Noureddine Daoudi, entouré de l’ensemble de ses principaux collaborateurs. Au cœur des échanges, une présentation magistrale et détaillée des activités de cette compagnie, de l’exploration à l’aval pétrolier.
Cette visite de terrain, a indiqué le document, s’est inscrite en marge de la signature samedi dernier d’un mémorandum d’entente entre la RDC et l’Algérie. Il s’agit de comprendre ce que font réellement les Algériens à travers ce fleuron industriel, afin de capitaliser sur leur modèle de réussite pour le développement du secteur des hydrocarbures en RDC.
Le choix de la Sonatrach en tant que modèle d’inspiration pour la RDC, a été motivé par rapport à son classement en tant que 1ère entreprise pétrolière d’Afrique, 13ème compagnie pétrolière au niveau mondial.
La société comprend environ 200 000 employés, plus de 150 filiales et participations à travers le monde. Elle représente à elle seule 26% du produit intérieur brut algérien et 50% des revenus fiscaux de l’État algérien.
Une feuille de route inspirée par Sonatrach
Ce groupe pétrolier maîtrise l’ensemble de la chaîne de valeur ; de l’exploration à la production jusqu’au transport par canalisation, en passant par la transformation via le raffinage et la pétrochimie, et la commercialisation.
Alors que le gouvernement congolais ambitionne de redynamiser sa compagnie nationale Sonahydroc et de maximiser les retombées de ses ressources locales, ce rapprochement avec le leader africain ouvre une nouvelle ère pour le secteur pétrolier congolais.
Pour la RDC, un tel partenariat peut contribuer à la valorisation des ressources naturelles, à l’amélioration des infrastructures énergétiques et à l’augmentation des revenus publics.
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