Kinshasa, 10 Juin 2026 (ACP).- La mise en place d’une feuille de route destinée à assurer la digitalisation et la restitution des archives géologiques congolais, a été débattu mercredi à Bruxelles, en Belgique, entre le ministre des Mines de la République démocratique du Congo et les responsables des archives géologiques belges, selon un communiqué consulté mercredi par l’ACP.
« Nous avons tenu, ce mercredi 10 juin 2026, une séance de travail avec les responsables des archives géologiques belges relatives au sous-sol congolais. Au cœur des discussions figurait la mise en place d’une feuille de route destinée à assurer la digitalisation et la restitution progressive à la République Démocratique du Congo de précieuses archives géologiques afin d’accélérer la découverte de nouveaux gisements », a-t-on lu dans le communiqué du ministère des Mines
Selon la source, ces archives représentent un patrimoine scientifique stratégique pour la RDC, et leur restitution permettra aux géo scientifiques congolais de disposer d’informations fiables et de haute qualité afin d’améliorer la connaissance du potentiel minier national, de renforcer les capacités d’exploration, d’orienter les investissements et d’accélérer la découverte de nouveaux gisements.
Les échanges ont également porté sur le projet PANAFGEO+, lancé à Kinshasa en mars 2026, qui contribue au renforcement des capacités des services géologiques africains à travers la digitalisation des données, le partage d’expertise et la modernisation des outils techniques.
D’après ce communiqué, les différentes parties ont convenu d’élaborer une feuille de route commune ainsi que de la mise en place d’une task force chargée d’assurer le suivi et la mise en œuvre progressive des actions prioritaires.
La délégation congolaise a, par ailleurs, visité les archives géologiques et la cartothèque du Musée Royal de l’Afrique Centrale, qui conservent une importante documentation scientifique sur la RDC.
À cette occasion, les responsables du Musée ont remis au Ministre des Mines une carte historique de la République démocratique du Congo datant de 1952, en signe de reconnaissance et de courtoisie institutionnelle.
Au-delà de la récupération progressive de données essentielles à la connaissance du sous-sol national, cette démarche marque une avancée significative dans le renforcement de la souveraineté géo scientifique de la RDC et dans la construction d’un secteur minier plus compétitif, mieux documenté et davantage attractif pour les investissements. ACP/ Mwawatadi

