RDC: environ 2,8 milliards USD à investir pour la centrale hydroélectrique de Kinsuka

Kinshasa, 07 février 2026 (ACP).- Le coût global d’investissement dans le projet portant construction de la centrale hydroélectrique de Kinsuka, (Ouest de Kinshasa, en RD Congo), a été évalué à environ 2,8 milliards USD pour un délai de réalisation estimé à 5 ans, selon le compte rendu du Conseil des ministres consulté vendredi par l’ACP.

« Le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Aimé Sakombi, a présenté au Conseil des ministres une note d’informations à deux volets dont le premier consiste à l’investissement pour la construction de la centrale hydroélectrique de Kinsuka, un projet qui répond à des enjeux majeurs dans le pays, dont le cout est évalué à environ 2,8 milliards de dollars américains », a-t-on lu dans le compte rendu signé par Mme. Elebe Yollande, ministre de la Culture et porte-parole intérimaire  du gouvernement.

Selon la source, ce projet vise à réduire durablement le déficit énergétique structurel de la ville de Kinshasa en améliorant la disponibilité et la stabilité de l’électricité pour les ménages et les services. Il contribue également au renforcement de la sécurité énergétique nationale en augmentant la capacité de production à partir d’une source renouvelable et compétitive.

Le projet est aligné aux objectifs du Compact énergie RDC en tant que projet structurant susceptible d’accélérer l’atteinte des cibles nationales d’accès à l’énergie et de soutenir la croissance énergétique.

Cependant, l’accompagnement du gouvernement a été sollicité pour faciliter la réalisation des étapes menant au lancement effectif des travaux.

Élaboration de la carte superposant les sites énergétiques et miniers

Par ailleurs, la cartographie  étant, à présent, disponible et disposant d’une analyse spatiale intégrée des éléments clés pour le développement industriel et énergétique de notre pays, cette carte, a souligné la porte-parole intérimaire, constituera un outil énergétique de dialogue et d’échange avec les partenaires multilatéraux, les bailleurs de fonds potentiels et les investisseurs dans lesdits secteurs.

« La superposition de ces deux cartes représente un intérêt majeur pour les développeurs et exploitants miniers des centrales électriques, notamment en tant que Producteurs Indépendants d’Électricité (IPP)», a-t-elle précisé.

Parlant des réalisations de la carte superposant les sites énergétiques et miniers du pays. « Le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité a encouragé le renforcement des synergies entre son ministère et celui des Mines pour promouvoir l’élaboration de la carte superposant les sites énergétiques et miniers du pays auprès des partenaires et investisseurs aux fins de la matérialisation des projets visant le développement concomitant de ces deux secteurs», a rapporté la source.

Cette synergie, a-t-il précisé, permettra également une meilleure capitalisation des partenariats stratégiques existants sur le développement de la carte superposant les sites énergétiques et miniers du pays.

A cet effet, la réalisation de cette carte en RDC permettra la mise en œuvre des projets structurants alignés dans le cadre du Compact Énergie National. Elle vise également l’identification des zones de friction et d’opportunité, la planification des infrastructures et la modernisation digitale.

Le Cadastre Minier (CAMI) travaille activement sur la modernisation de sa cartographie pour intégrer ces données géospatiales complexes, a-t-on conclu la source.  ACP/UKB

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