RDC: faible appui de la recherche pour le développement de la riziculture

Kinshasa, 17 mars 2026 (ACP).- Le développement de la riziculture en République démocratique du Congo ne peut être effectif que si certaines contraintes sont levées, notamment le faible appui de la recherche agronomique, a indiqué le Secrétaire général à l’Agriculture et Sécurité alimentaire, à l’ouverture mardi d’un atelier de restitution des résultats d’une étude sur le riz.

«La Stratégie nationale de développement de la riziculture ne pourra atteindre ses objectifs que si les contraintes au développement sont levées. Parmi ces contraintes, le faible appui de la recherche agronomique; la faible compétitivité du riz local ; l’absence des crédits de campagne et des banques de crédits agricoles ; la faible implication des privés et autres», a déclaré Benjamin Toirambe Bamoninga, Secrétaire général à l’Agriculture et Sécurité alimentaire.

Pour lui, l’atelier a visé l’étude de lieux de la chaîne d’approvisionnement du riz dans les provinces du Kongo Central, de Kinshasa et de la Mongala; la présentation des activités de maintenance et de purification des semences réalisées par le Projet national riz (PNR) dans le cadre du projet d’expérimentation et de recherche sur le riz inondé dans le pool Malebo (Mikonga 2) et le partage des informations sur les perspectives entre l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le ministère de l’Agriculture dans le secteur agricole, après la purification du riz.

Le Secrétaire général à l’Agriculture a, à cette occasion, relevé que la culture du riz n’a cessé de prendre de l’importance au cours des dernières décennies en RDC, du fait que le riz est consommé par une grande partie de la population congolaise, rurale ou urbaine, et occupe une deuxième place des céréales produites au pays après le maïs.

Il a noté, par ailleurs, que  la demande sans cesse croissante du riz soutenue par une démographie galopante, n’a pas accompagné par l’accroissement de la production et l’amélioration de la productivité aggravant ainsi le déficit en cette denrée.

Coopération avec la JICA

Pour contribuer à relever les défis qui se posent dans la riziculture que l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a appuyé le « Projet d’expérimentation et de recherche sur le riz inondé dans le pool Malebo (Mikonga II), mise en œuvre par le Programme national riz (PNR) avec la collaboration d’autres acteurs tels que l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (Inera).

Après plusieurs années d’expérimentation sur le site de Mikonga II, la purification et maintenance des semences de huit variétés (Jasmine, GIZA, IR64, SIPI, ARICA 2, NERICA-L 14, NERICA-L 17 et Hubei 16) sélectionnées pour leur productivité, leur demande sur le marché et leur adaptation aux conditions climatiques, a été achevée. 

Parallèlement, la JICA a commandité récemment une étude sur l’état de lieux de la chaîne d’approvisionnement du riz dans les provinces de Kinshasa, Kongo-Central et Mongala, en vue de mieux comprendre leur circuit  au niveau de la capitale.

« Les résultats que nous allons examiner ensemble ne sont pas seulement techniques. Ils ouvrent la voie à une nouvelle phase d’une réflexion concertée de notre coopération, axée sur la valorisation du riz local, l’amélioration de sa qualité, et de sa compétitivité face aux importations », a dit Okitshu Keïïchi, représentant résident de la JICA en RDC.

A cet effet, il a réitéré la détermination de son agence  à poursuivre son appui, en étroite collaboration avec le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, et surtout avec les acteurs de terrain pour une réponse coordonnée et structurée face aux importations massives de riz en République démocratique du Congo.

ACP/ODM

Fil d'actualités

Sur le même sujet