Kinshasa, 13 janvier 2026(ACP).-La formalisation de l’artisanat minier a été considérée à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo comme un levier clé pour la mobilisation des recettes, selon un communiqué d’une organisation artisanale consulté mardi par l’ACP.
«La formalisation de l’artisanat minier est considérée comme un levier clé pour la mobilisation des recettes en RDC, car elle ne se limite pas à identifier les creuseurs : elle implique une transformation structurelle du secteur », a-t-on lu dans le communiqué de l’Organisation des exploitants artisanaux de la province de Lualaba.
La source souligne que cette formalisation passe notamment par la création et l’aménagement d’un nombre suffisant de ZEA ; l’accès des coopératives artisanales aux financements, la mise en place de centres de négoce officiels pour éviter les acheteurs clandestins.
Selon la source, des initiatives pilotes comme l’encadrement des exploitants artisanaux dans les provinces du Lualaba, du Sud-Kivu ou du Maniema montrent la possibilité de convertir un secteur informel fragile en un segment économique rentable.
« Le gouvernement multiplie les annonces pour encourager la création de zones économiques spéciales (ZES), la construction d’usines de raffinage et la valorisation locale des minerais stratégiques. Des projets pilotes, comme le complexe de transformation du cuivre et du cobalt de Kolwezi, symbolisent cette volonté de créer une chaîne de valeur intégrée. Mais, les défis techniques et énergétiques demeurent », a souligné la source.
Quelques préalables pour transformer le secteur minier en moteur de développement
L’Organisation des exploitants artisanaux de la province de Lualaba a préconisé quelques préalables pour transformer le potentiel minier en moteur de développement, dont notamment la nécessité de renforcer la gouvernance (transparence des contrats, publication des paiements, la lutte contre la corruption, l’implication des communautés locales. Et d’autre part, le besoin de stabiliser le cadre juridique (donner aux investisseurs une visibilité claire et durable).
Il y a lieu de développer, en outre, la transformation locale (encourager les partenariats public-privé pour créer des chaînes industrielles régionales), de protéger l’environnement et les droits humains (promouvoir une exploitation responsable et contrôlée), d’investir dans le capital humain (former des ingénieurs, géologues et techniciens congolais capables de piloter cette révolution minière). ACP/C.L.

