Kinshasa, 10 avril 2026(ACP).- La reconstruction des infrastructures, a été considérée, jeudi à Kinshasa en République démocratique du Congo, comme le socle du développement sur lequel repose la souveraineté économique et sociale, lors de la deuxième journée de la Conférence nationale des infrastructures organisée par le gouvernement.
«La reconstruction n’est pas qu’une question de métaux et d’acier, mais elle est considérée comme le socle du développement sur lequel repose notre souveraineté économique et sociale», a déclaré Donatien Songhu Kayumba, secrétaire général au ministère des infrastructures.
«(…), la République démocratique du Congo se trouve dans un tournant décisif de son histoire, de par son étendue et son potentiel, elle nécessite une approche intégrée, car on ne peut plus, à cette époque moderne, penser aux routes sans penser notamment à l’énergie, à l’agriculture, au numérique, à l’éducation et à la santé », a soutenu M. Kayumba.
A cet effet, a-t-il indiqué, la vision du Président de la République Félix Tshisekedi, dont le gouvernement est appelé à matérialiser, devrait reposer sur un cadre stratégique et interinstitutionnel destiné à organiser et orienter de manière cohérente l’ensemble des actions à mener sur le secteur, notamment une planification alignée sur les besoins économiques.
Selon lui, les choix d’investissement à un effet multiplicateur dans une coordination institutionnelle efficace à l’intégration des infrastructures dans une vision nationale, régionale et internationale en cohérence avec le Plan national stratégique de développement (PNSD).
Par ailleurs, M. Kayumba, a présenté quelques axes prioritaires de la reconstruction notamment : la modernisation et l’expansion du réseau routier, la relance du transport ferroviaire, la reconstruction des infrastructures numériques, énergétiques, aéroportuaires et portuaires sur toute l’étendue du territoire national.
Les résultats attendus sont notamment une croissance économique accélérée, la création d’emploi, la réduction des inégalités, le désenclavement des provinces, une transition vers des infrastructures durables et résilientes face aux défis climatiques.
Le secrétaire général au ministère des infrastructures a proposé également plusieurs initiatives structurantes, à savoir les projets, les textes, les lois pour encadrer et sécuriser la reconstruction.
La création des commissions spécialisées, entre autres, l’Observatoire national de l’état de la reconstruction, ainsi que le Programme national de sensibilisation à la base, l’utilisation et l’appropriation des ouvrages publics a été proposée.
Notons que, la Conférence nationale des infrastructures est organisée du 8 au 10 avril 2026, sous le thème » infrastructures durable et innovantes vers un système moderne et compétitif pour les ITP en RDC ».
ACP/C.L.

