RDC : la redynamisation du secteur des assurances, une stratégique du développement économique

Kinshasa, 18 février 2026 (ACP).- La redynamisation du secteur des assurances en République démocratique du Congo a été considérée comme une stratégie de développement économique, mercredi, à Kinshasa, lors de la 1re  édition du sommet des assurances organisée par l’Institut congolais de l’assurance et la gestion des risques (CIRMI).

« (…) je salue cette initiative qui offre un cadre de réflexion, celui  de redynamiser le secteur des assurances en RDC comme stratégie de développement économique pour notre secteur », a déclaré Vincent Mwepu, président de l’association des sociétés d’assurance et de réassurance.

Il a, à l’occasion, félicité l’organisation et plus particulièrement le cabinet CIRMI, pour son engagement constant dans l’accompagnement du marché.

M. Mwepu a rappelé que l’année 2025 a marqué 10 ans depuis la promulgation de la loi 15-005 du 17 mars 2015, portant code des assurances. Cette réforme a mis fin à un monopole et à l’ouverture de marché.

Pour lui, le marché aux capitaux privés est d’instaurer une concurrence régulée sous la supervision d’une autorité indépendante avec la mise en place de l’Autorité de régulation et de contrôle de l’assurance (ARCA) placée sous l’encadrement du ministère des Finances. Cela a permis de doter le secteur d’un cadre financier solide, indispensable à sa crédibilité et à sa stabilité.

Le président Mwepu a relevé qu’après 10 ans , le marché compte dix sociétés d’assurance agréées, 7 en non-vie, 3 en vie, aux côtés des réassureurs panafricains de référence tels qu’Africare et Zephyr.

Il a noté que les primes sont passées de 67 millions de dollars en 2019 pour atteindre 377 millions en 2024, soit une multiplication 5/5. En non-vie, les primes sont passées pour les deux dernières années, de 304 millions de dollars en 2023 à 342 millions USD en 2024, soit une progression de 13%. En vie, elles ont atteint 35 millions  de dollars en 2024 contre 20 millions en 2023.

Pour lui, cette dynamique reflète les aspects positifs de la libéralisation, de la diversification de l’offre et du cadre de régulation. L’augmentation des indemnisations versées ainsi que la conduite fonds fiscaux croissants traduisent également une maturité progressive.

Cependant, le taux de pénétration de notre marché demeure inférieur à 1% en deçà des standards régionaux.

Les priorités de sa vision

M. Mwepu a, à l’occasion, présenté les priorités de sa vision sur l’assurance. Il s’agit notamment  de consolider la souveraineté d’assurance; d’accélérer l’inclusion assurance, de réaliser l’innovation par la digitalisation, l’intelligence artificielle et l’automatisation dans un cadre réglementaire rigoureux; de renforcer la gouvernance et la transparence, la confiance et de positionner l’assurance comme financeur du développement.

Il a, par ailleurs, relevé que l’assurance-vie peut devenir un levier majeur de financement des infrastructures et de mobilisation de l’épargne nationale.

Le président de l’association a réaffirmé une collaboration étroite avec le ministère des Finances et l’ARCA, ainsi que l’engagement à accompagner la modernisation du secteur financier national.
ACP/C.L.

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