Kinshasa, 18 septembre 2026 (ACP).- La rentrée économique de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), pour l’année 2027, a été placée sous le signe de l’accélération de la transformation de l’économie et de la consolidation des engagements, a-t-on appris vendredi de source associative.
« La croissance a besoin d’entreprises fortes ; et la création durable d’emplois suppose un secteur privé capable d’investir, de produire et de se développer dans des conditions compétitives. C’est précisément dans cet esprit que la FEC place cette rentrée économique sous la thématique : +RDC 2027 : Pouvoirs publics et Secteur Privé-Evaluer les réformes, consolider les engagements et accélérer la transformation de l’économie+ », a déclaré Robert Malumba, Président National.
« Il s’agit donc de passer de l’évaluation des engagements aux résultats. Les difficultés auxquelles nos entreprises sont confrontées sont, pour l’essentiel, connues. Elles ont été documentées, discutées et portées à plusieurs reprises à l’attention des pouvoirs publics », a-t-il ajouté.
Pour M. Malumba, l’enjeu aujourd’hui n’est plus seulement d’identifier les obstacles ni de multiplier les diagnostics, mais d’évaluer les réponses apportées, de mesurer leur exécution effective et de s’assurer que les décisions prises produisent réellement les effets attendus dans la vie quotidienne des entreprises.
Le président national de la FEC a, par la même occasion, salué les avancées enregistrées, notamment sur la question du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), la suppression du péage de Kaniaka, la résolution de la crise des Voies maritimes ainsi que l’harmonisation des vues intervenue autour de la facture normalisée.
« Toutefois, plusieurs autres préoccupations, pourtant assorties de propositions précises, demeurent sans solution effective et continuent de peser sur l’activité et la compétitivité de nos entreprises », a-t-il indiqué.
Dans le secteur agro-industriel, il a évoqué la question de la TVA appliquée à l’huile de palme produite localement, une revendication restée, à ce jour, sans solution effective.
« La FEC avait attiré l’attention du gouvernement sur le déséquilibre résultant d’une fiscalité qui pèse sur la production locale alors que certaines huiles importées bénéficient de conditions fiscales plus favorables. Nous avions proposé la suspension de la TVA sur l’huile de palme produite localement afin de rétablir une concurrence équitable », a-t-il dit.
S’agissant de la problématique du taux réduit de 1 % de TVA sur les intrants agro-industriels, M. Malumba a fait savoir qu’elle n’a pas encore trouvé de règlement satisfaisant, bien que cette mesure soit prévue par la législation financière. Son opérationnalisation dans le système douanier demeure, selon lui, défaillante.
« La FEC avait demandé la réactivation durable de ce paramétrage dans le système Sydonia. Cette situation continue d’imposer aux entreprises des coûts supplémentaires et d’affecter leur compétitivité », a-t-il déploré.
Cette rentrée économique constitue, selon le président national de la FEC, un moment de vérité, d’évaluation et de projection, au cours duquel les pouvoirs publics et le secteur privé doivent mesurer le chemin parcouru, apprécier les résultats obtenus et déterminer les actions restant à accomplir , afin d’améliorer durablement l’environnement économique national.
ACP/DIE

