Le patronat réitère son appel à la rationalisation des péages en RDC

Kinshasa, 18 septembre 2026 (ACP). – La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a réitéré son appel au gouvernement en faveur de la rationalisation des péages en République démocratique du Congo (RDC), lors de sa rentrée économique, jeudi à Kinshasa.

« La situation des transporteurs routiers nationaux reste profondément préoccupante, les mesures de rationalisation sollicitées n’ayant pas encore permis de corriger le déséquilibre constaté. Les entreprises de droit congolais ne détiennent qu’environ 3 % du marché dans la zone Sud-Est, contre 97 % pour les entreprises dont les véhicules sont immatriculés à l’étranger, tandis que le poids cumulé des péages continue de réduire leur compétitivité. La FEC réitère ainsi son appel à la rationalisation des péages, à la réduction des tarifs et à l’instauration d’un régime préférentiel pour les véhicules sous plaques congolaises », a déclaré Robert Malumba, président national de la FEC.

La FEC a également insisté sur la nécessité d’accélérer l’exécution des décisions et engagements convenus entre les pouvoirs publics et le secteur privé.

« La FEC demeure convaincue que la célérité dans l’exécution des décisions est un facteur déterminant pour la compétitivité des entreprises. Une mise en œuvre rapide des engagements convenus permet de préserver l’investissement, de soutenir l’activité économique et de renforcer durablement la confiance entre les pouvoirs publics et le secteur privé », a-t-il souligné.

Selon le président national de la FEC, le défi commun consiste à créer les conditions permettant aux entreprises d’investir, de produire, de créer des emplois et de contribuer pleinement à la prospérité nationale.

« Chaque obstacle levé, chaque procédure simplifiée et chaque décision effectivement appliquée constitue un soutien direct à l’investissement et à la production nationale. C’est ainsi que nous pourrons renforcer la compétitivité de notre économie et créer davantage d’opportunités, notamment pour notre jeunesse », a-t-il dit.

Concernant la dette publique intérieure, M. Malumba a relevé la nécessité d’un mécanisme conjoint de suivi entre le ministère des Finances et la FEC.

« La FEC propose la mise en place d’une commission conjointe ministère des Finances–FEC, à l’instar de l’approche ayant permis l’harmonisation de vues sur la facture normalisée. Cette commission serait chargée d’examiner les dossiers en souffrance et d’assurer le suivi effectif du règlement des créances dues aux entreprises », a-t-il indiqué.

En matière sociale, il a évoqué l’imposition des indemnités de logement, qui demeure en attente d’une clarification définitive.

« La Fédération avait demandé qu’il soit sursis à l’application des arrêtés provinciaux concernés dans l’attente d’un examen concerté avec les partenaires sociaux. Cette absence de clarification maintient les employeurs dans une situation d’incertitude juridique et les expose à des risques de contentieux et de redressements », a-t-il renchéri.

S’agissant de l’accès au financement, la FEC a plaidé pour la redynamisation des mécanismes de garantie publique et la mise en place de guichets accessibles aux PME et aux startups.

« Cette contrainte continue de limiter leur capacité d’investissement, de croissance et d’accès aux marchés », a-t-il noté.

Dans le secteur minier, les préoccupations liées au calcul du solde de l’Impôt sur les Bénéfices et Profits n’ont pas encore reçu les clarifications techniques attendues.

« La FEC avait demandé une concertation préalable afin d’éviter que les variations du taux de change ne conduisent à des compléments d’impôt importants. Cette incertitude continue d’affecter la prévisibilité fiscale des entreprises minières », a souligné le président national de la FEC.

Il a enfin relevé que l’augmentation substantielle de la taxe d’extraction applicable aux produits de carrières constitue une nouvelle préoccupation pour les entreprises du secteur des matériaux de construction.

La FEC a pour mission de représenter, défendre et promouvoir les intérêts des entreprises en République démocratique du Congo.

ACP/ MUN

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