RDC : le budget des entreprises publiques , un instrument central de pilotage stratégique (Ministre du Portefeuille)

Kinshasa, 28 janvier 2026 (ACP).- Le budget des entreprises publiques en République démocratique du Congo a été considéré mardi à Kinshasa, par le ministre du Portefeuille, comme un instrument central de pilotage stratégique, opérationnel et financier, lors d’une cérémonie officielle, a constaté l’ACP..

« Le budget ne saurait être perçu comme une simple formalité administrative destinée à satisfaire une obligation réglementaire. Il constitue, au contraire, un instrument central de pilotage stratégique, opérationnel et financier de l’entreprise. Il engage la crédibilité de la gouvernance, conditionne la soutenabilité des investissements, encadre la gestion de la trésorerie et permet l’évaluation objective des performances », a déclaré Julie Shiku, ministre d’État en charge du Portefeuille, au cours de la cérémonie de lancement officiel des travaux de validation des prévisions budgétaires des entreprises du Portefeuille de l’État au titre de l’exercice 2026

« La rencontre de ce jour ne revêt pas un caractère purement protocolaire. Elle constitue un moment d’exigence et de responsabilité collective, au cours duquel il nous appartient d’évaluer la capacité réelle de nos organes de gouvernance à intégrer les standards d’une gestion prévisionnelle axée sur les résultats, la transparence et la redevabilité », a-t-elle ajouté.
Selon elle, le pilotage des entreprises du portefeuille de l’État ne saurait plus s’inscrire dans une logique conjoncturelle ou réactive. Il doit désormais s’adosser résolument à une vision stratégique pluriannuelle, fondée sur la planification, l’anticipation et la mise en œuvre de mesures correctives en matière de performance. Cette exigence constitue le socle d’une gouvernance moderne, responsable et compétitive, conforme aux attentes de l’État actionnaire et des citoyens.

« Par ma lettre circulaire du 5 décembre 2025, j’ai fixé les principes devant fonder la politique générale des entreprises publiques pour l’exercice 2026>>, a-t-elle rappelé, tout en soulignant que cette orientation s’inscrit dans le cadre du Programme d’Actions du gouvernement pour la période 2024-2028, inspiré du premier pilier des engagements politiques du Président de la République, Félix Tshisekedi, Chef de l’État, visant à faire du Portefeuille de l’État un levier structurant de la croissance économique, de l’industrialisation et du développement social de la République démocratique du Congo.

Une prise en compte rigoureuse aux entreprises publiques recommandée

À cet égard, la prise en compte rigoureuse des axes stratégiques définis dans ladite circulaire doit se traduire, pour chacune des entreprises, par l’élaboration d’un document budgétaire cohérent, tel que prescrit par le Président du Conseil supérieur du Portefeuille. Ce document, sincère et réaliste, doit refléter des objectifs clairs de performance, de compétitivité et de recentrage sur le cœur de métier, dans un environnement économique de plus en plus exigeant et concurrentiel.

<<À ce jour, seules huit (8) entreprises ont transmis leurs prévisions budgétaires pour validation. Il s’agit notamment de : la REGIDESO, la SNCC, la SONAS, l’ONATRA, la SONAL, la COBIL, la SONA-HYDROC et LMC. Je m’interroge avec la plus grande gravité sur les raisons pouvant justifier qu’à ce stade du processus, la majorité des entreprises du Portefeuille de l’État ne se soient pas encore acquittées de cette obligation essentielle, au détriment des intérêts de l’État actionnaire et des exigences de transparence et de redevabilité>>, a déploré la ministre du Portefeuille.
Une telle situation, a-elle poursuivi, constitue un manquement caractérisé aux principes de bonne gouvernance et de discipline administrative, et ne saurait en aucun cas être tolérée.
<< J’attends, par conséquent, de chaque mandataire public un sens élevé de responsabilité, de rigueur et de loyauté institutionnelle dans l’accomplissement de ses obligations de gestion. Le respect du calendrier budgétaire n’est ni optionnel ni négociable ; il est l’expression concrète de la redevabilité envers l’État et la Nation>>, a-t-elle martelé.
C’est également dans cet esprit que j’ai inscrit, parmi les axes prioritaires de la politique générale des entreprises publiques, l’accélération de la digitalisation des processus de gestion, afin de renforcer la traçabilité, la fiabilité de l’information financière et la célérité des circuits de validation.
<>, a souligné la ministre.
Ces rapports conditionnent l’élaboration par le Conseil supérieur du Portefeuille et la transmission, dans les formes et délais réglementaires, à l’État actionnaire du rapport général de validation desdites prévisions, attendu au plus tard le 30 avril 2026.
<>, a-t-elle conclu. ACP/C.L.

Fil d'actualités

Publicité

Sur le même sujet