RDC : le déficit  des moyens financiers handicape le développement de l’aquaculture

Kinshasa, 06 juillet 2023(ACP).- Le déficit des moyens financiers constitue un handicap majeur pour assurer le développement harmonieux des activités aquacultures en République démocratique du Congo et de permettre au ministère de tutelle d’atteindre ses objectifs, a appris jeudi l’ACP de la direction aquaculture.   

« Nous éprouvons d’énormes difficultés pour réaliser nos objectifs tels que définis par l’autorité de tutelle. Nous sommes butés aux problèmes du budget alloué à ce secteur, qui n’est pas exécuté, et à l’absence des frais de fonctionnement pouvant faciliter le renforcement des capacités du personnel en matière d’aquaculture et d’assurer l’organisation requise de l’administration », a déclaré le responsable de la direction aquaculture, Gabriel Kombozi.

« La direction aquaculture comporte plus de 150 agents dont la plupart dispose actuellement des diplômes, mais qui ont besoin de lier leurs connaissances à la formation pratique en la matière d’autant plus qu’ils sont issus des filières différentes », a souligné ce médecin vétérinaire.   

Toutes ces difficultés, a-t-il dit empêche la direction de d’assumer  de manière responsable ses tâches telles que définies dans l’organigramme établi par le ministère de Pêche et élevage. 

Parmi ces taches, il a noté entre autres la conception et l’élaboration des projets des politiques, des stratégies et des normes relatives à l’aquaculture et d’en assurer l’application après validation ;  la conception et l’élaboration des avant-projets des textes légaux (législatifs et réglementaires) ayant trait à l’aquaculture.

L’évaluation des potentialités et la localisation des ressources aquacultures au niveau national ; la mise en place des techniques de modernisation de l’aquaculture marine et continentale ; l’émission des avis techniques sur les demandes de licence, permis et autorisation d’exploitation dans le domaine aquaculture, font partie également de ces taches.

Pour remédier à cette situation, M. Kombozi a appelé le gouvernement à privilégier les priorités en se focalisant beaucoup aux domaines vitaux de l’homme dont l’agriculture, la pêche, l’élevage.

A ses débuts, l’aquaculture a été un bureau dénommé « Bureau national aquaculture ». 

Après des réformes initiées depuis 1990 et des travaux de revisitation de l’organigramme, on est passé du bureau au service national aquaculture pour devenir aujourd’hui direction nationale aquaculture.

ACP/ODM

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