Kinshasa, 04 mars 2026(ACP).-Le respect du devoir de redevabilité de la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo (RDC), a été considéré comme le fondement irremplaçable d’une gouvernance financière, saine, orientée vers l’intérêt général, a indiqué le 1er président de la Cour des comptes, lors de l’audience publique solennelle de rentrée judiciaire organisée mardi à Kinshasa, capitale du pays.
« En ce jour solennel de rentrée judiciaire, la Cour des comptes tient à réaffirmer, avec gravité et détermination, que le respect du devoir de rédévabilité constitue le fondement irremplaçable d’une gouvernance financière saine, responsable et orientée vers l’intérêt général », a déclaré Jimmy Munganga, 1er président de la Cour des comptes. Il a fait savoir qu’à travers les examens successifs de la redevabilité du gouvernement, des ministres du Budget et des Finances, des Régies financières, des comptables publics, des mandataires publics ainsi que des corps de contrôle relevant de l’exécutif central, celle-ci ne saurait être sectorielle, sélective ou à géométrie variable. La redevabilité, a-t-il dit, est globale, transversale et impérative pour tous ceux qui gèrent ou concourent à la gestion des ressources publiques. M. Munganga a affirmé que la Cour des comptes assume pleinement son rôle d’Institution supérieure de contrôle et de juridiction financière indépendante, garant de la légalité, de la transparence de la décision. Cependant, face à l’inefficacité relative aux mécanismes internes de contrôle, le 1er président Munganga a assuré que la Cour des comptes accentuera ses contrôles sur les entreprises du portefeuille et des établissements publics au cours du nouvel effet judiciaire. Il a, à cet effet, rappelé qu’en ce moment, des mandataires publics comparaissent devant la Chambre de discipline budgétaire et financière de la Cour pour répondre aux fautes de gestion mises à leur charge du fait de la non-transmission à la Cour des comptes, des comptes annuels des entités placées sous leur gestion.
Remise officielle du rapport public annuel
A cette occasion, le 1er président de la Cour des comptes a officiellement remis le rapport public annuel pour l’exercice 2024-2025 au Président de la République, Félix Tshisekedi conformément à l’article 12, alinéa 3, de la loi organique régissant l’institution. « La remise solennelle du rapport public annuel aux plus hautes autorités de l’État consacre la reconnaissance institutionnelle de la Cour des comptes en tant qu’institution supérieure de contrôle des finances publiques, juridiction financière indépendante et bras séculiers du pouvoir législatif dans le contrôle de l’exécutif à tous les niveaux de l’État », a déclaré Jimmy Munganga, 1er président de la Cour des comptes. Il a précisé que ce rapport rend compte des activités menées par la Cour des comptes, pour l’exercice 2024-2025, met en évidence les irrégularités, effets particulièrement graves relevés lors des contrôles des finances publiques. Ledit rapport expose les principales observations formulées, et propose des recommandations destinées à corriger les manquements, anomalies et dysfonctionnements constatés dans la gestion des finances et des biens publics. M. Munganga a, en outre, indiqué que ce document retrace également les principales activités institutionnelles de la Cour des compte de ces deux années. Il a, par ailleurs, loué l’implication directe du Chef de l’État dans le bon fonctionnement et l’effectivité des activités de la Cour qui s’est traduite par sa présence à la toute première Assemblée générale du Conseil supérieur de la Cour des comptes, tenue en octobre 2024, ainsi que les ordonnances prises pour assurer la mise en œuvre de ces principales résolutions. Il a aussi salué sa détermination à continuer à accompagner l’institution supérieure de contrôle des finances publiques et des biens publics en R DC dans l’exercice de ses missions régaliennes. «Votre présence à la toute première Assemblée générale du Conseil supérieur de la Cour des comptes, tenue en octobre 2024, ainsi que les ordonnances prises pour assurer la mise en œuvre de ces principales résolutions, traduisent l’implication directe du chef de l’État dans le bon fonctionnement et l’effectivité des activités de la Cour des comptes et votre détermination à continuer à accompagner l’institution supérieure de contrôle des finances publiques. », a-t-il reconnu. Il sied de signaler que l’audience publique solennelle de rentrée judiciaire de la Cour des comptes a eu pour thème cette année: « Le respect du devoir de redevabilité, gage d’une gouvernance financière saine et responsable en République démocratique du Congo ». Cette thématique rappelle que tout gestionnaire ou mandataire public a l’obligation impérieuse de rendre compte de sa gestion des ressources publiques. C’est à ce prix, a-t-il expliqué, que peut s’édifier une gouvernance fondée sur la légalité, la transparence, l’efficacité, l’intégrité et le contrôle au service exclusif de l’intérêt général. ACP/

