RDC : les défis majeurs de l’exploitation minière artisanale au centre d’un séminaire

Kinshasa, 12 janvier 2026 (ACP).- Les défis majeurs de l’exploitation minière artisanale ont été évoquées lundi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lors d’un séminaire international ayant réuni du 12 au 13 janvier, des chercheurs, décideurs ainsi que des mineurs artisanaux. 

« La tenue de ce séminaire témoigne de l’importance des enjeux liés aux défis majeurs de l’exploitation des minerais artisanaux qui occupent une place centrale dans l’économie locale et mondiale », a déclaré  Yvonne Ibebeke, rectrice de l’Université pédagogique nationale (UPN).

Selon elle, l’objectif poursuivi par cette rencontre est de favoriser un dialogue vertical et inclusif entre les chercheurs, décideurs et mineurs artisanaux afin de partager le savoir scientifique, les expériences de terrain et les perspectives politiques. 

Ce cadre d’échange, a fait savoir Mme Ibebeke, vise à enrichir la réflexion collective et critique sur le travail dans les chaînes d’approvisionnement ainsi qu’à identifier des pistes communes de recherche et d’actions adaptées aux réalités des régions de grands lacs et du sahel.

La rectrice de l’UPN a salué la contribution des partenaires pour la tenue de ces assises, notamment l’Université de  Zurich, l’Université de Lund et l’Institut des sciences des sociétés de Ouagadougou (INSS).

Pour Mme Marie Thérèse Sombo, ministre de l’enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovation, représentée dans ces assisses, cette rencontre s’inscrit pleinement dans les priorités de la RDC qui place l’enseignement supérieur et universitaire ainsi que et la recherche scientifique au cœur de la transformation économique et sociale.

« Nos ressources minières ne peuvent être un véritable levier du développement que si leur exploitation s’appuie sur les connaissances solides et que leur couverture par les chercheurs, décideurs et acteurs de terrain est un engagement réel en faveur des conditions de travail juste », a-t-il dit.

Pour sa part, le Professeur Claude Monga, membre du comité d’organisation de ce séminaire, a fait savoir que l’objectif de cette activité est de proposer des solutions concrètes aux défis majeurs de l’exploitation minière artisanale.

« Nous partons du constat que la gestion de ces minerais est souvent à l’origine de conflits. C’est pourquoi nous avons jugé essentiel d’échanger avec nos partenaires du Sahel, les acteurs de l’Est du pays, ainsi que des experts et chercheurs, afin de dégager des pistes de sortie de crise », a-t-il dit.

Le professeur Gabriel Kamundala, de l’Université de Zurich a par ailleurs souligné que l’idée est d’approfondir les réflexions tout en excluant pas les autres acteurs. 

« Nous avons estimé que c’est en mettant tous les acteurs ensemble, en faisant des réflexions sur les pistes de recherches que nous pouvons mener pour que réellement les minerais constituent un levier de développement pour notre pays et pour toute la région », a-t-il soutenu.

Ce séminaire international prévu du 12 au 13 janvier,  a pour thème : « Regards croisés sur le travail dans les chaînes d’approvisionnement des minerais artisanaux en Afrique des Grands Lacs et au Sahel »

ACP/C.L.

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