Kinshasa, 6 janvier 2026 (ACP).- La mesure portant suspension des activités minières et de commercialisation des entités de traitement de la filière cupro-cobaltifère dans la province du Lualaba, sud-est de la RD Congo a été levée de manière partielle et temporaire par le ministre des Mines, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.
«Le ministre des Mines, Louis KABAMBA WATUM, porte à la connaissance des opérateurs concernés et des artisanaux les dispositions suivantes : Levée Partielle et Momentanée : La mesure de suspension des activités est levée partiellement et momentanément pour les entités de traitement localisées exclusivement dans la province du Lualaba dans le cadre des conclusions préliminaires des travaux d’une commission ministérielle mise en place après l’arrêté du 19 décembre 2025 suspendant les activités de la filière cuprifère» a-t-on lu dans le communiqué du ministère de mines.
Le document indique qu’à l’issue des travaux de la commission, organisée en trois sous-commissions (administrative et juridique, technique, et traçabilité et conformité), il a été constaté une violation par toutes les entités de traitement du Code et du Règlement Miniers. Considérant les conclusions préliminaires issues des travaux de ladite Commission.
En ce qui concerne la province du Haut-Katanga et en attendant les conclusions du contrôle, les entités de traitement sont autorisées de recevoir tous les minerais qui trainent sur les sites artisanaux légaux ou tolérées sous l’encadrement des services provinciaux des mines (Division provincial des Mines et Direction provinciale du SAEMAPE), les services du ministère provincial des Mines, des délégués des coopératives et négociants.
Selon la notification au Cas par Cas: chaque entité de traitement recevra, dans un délai de 72 heures à compter de la publication du présent communiqué, une notification individuelle, mesures d’accompagnement et réparations.
Cette notification détaillera, au cas par cas, les mesures d’accompagnement requises pour la réparation des griefs administratifs, techniques et de traçabilité reprochée. S’agissant des pénalités, les notifications préciseront le montant des différentes pénalités à acquitter par les entités, conformément aux dispositions de la Loi Minière en vigueur.
Le document a relevé que, le Cas particulier : Luilu Ressources, bien que s’étant présentée devant la Commission, n’a produit aucun document probant sur les volets techniques et de traçabilité. En conséquence, la levée partielle et momentanée ne la concerne pas. Elle est tenue de se représenter devant la commission à Lubumbashi, les pièces requises à l’appui, dans un délai de trois (3) jours à compter de la publication du présent communiqué, sous peine de s’exposer à des pénalités proportionnelles à la gravité et au caractère flagrant des manquements constatés.
A cet effet, le ministre des Mines, Louis KABAMBA WATUM, a rappelé que cette mesure, faisant partie de la feuille de route de la Commission nationale de Lutte Contre la fraude minière, vise à assainir la chaine d’approvisionnement tout en garantissant le respect strict des principes de diligence raisonnable de l’OCDE et du Manuel national de traçabilité.
Il sied de noter que, le maintien ou la levée définitive de la suspension restera conditionné par la régularisation effective de chaque entité de traitement selon les termes des notifications à recevoir.
La source a signalé que, la commission a travaillé dans le calme et la sérénité, avec l’accompagnement du
Gouverneur du Lualaba, Fifi Masuka Saini, du gouvernement provincial ainsi que du Conseil provincial de sécurité, avec l’implication des Coopératives minières, d’un représentant des négociants et de la Société Civile, dont il salue le patriotisme et l’engagement pour un secteur minier artisanal assaini au profit des compatriotes congolais.
ACP/C.L.

