Kinshasa, 5 septembre 2026 (ACP). – L’institutionnalisation du cadre de l’excellence éthique dans les politiques de gestion environnementale des entreprises minières en République démocratique du Congo, a été préconisée par les parties prenantes, en vue de renforcer la gouvernance de ce secteur, lors d’un atelier tenu vendredi à Kinshasa, selon un communiqué consulté samedi par l’ACP.
« A l’issue de l’atelier de cinq jours, les parties prenantes ont formulé plusieurs recommandations, notamment l’institutionnalisation du cadre d’excellence éthique dans les politiques directrices de gestion environnementale et sociale des entreprises minières et des structures publiques », a déclaré Mme Nadia Balgobin, directrice éxécutive de local community prosperity alliance (LCPA), citée dans le communiqué.
D’après la source, les parties prenantes ont également préconisé la co-construction des plans de développement communautaire suivant une démarche participative systématique, impliquant activement les communautés locales dans le diagnostic des besoins, la définition des indicateurs et la validation des projets ; ainsi que, la standardisation du système de suivi et d’évaluation, le renforcement des capacités opérationnelles, à travers l’organisation de formations continues sur les normes éthiques, la gouvernance sociale et la gestion axée sur les résultats au profit des acteurs de terrain, des cadres de l’administration et des représentants locaux.
A cet effet, Mme Balgobin a proposé l’organisation d’une campagne de sensibilisation en faveur de la formalisation de l’African Shipping Management en RDC, une société active dans la transformation digitale ainsi que dans la gestion des redevances liées au transport et au secteur maritime.
« Cette initiative, qui devrait être soutenue et encouragée par les institutions, notamment le ministère des Mines et le Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle, vise à favoriser l’adhésion d’un plus grand nombre de coopératives, afin de leur permettre de mieux comprendre les enjeux liés au cadre d’excellence éthique dans le secteur minier », a-t-elle précisé.
De son côté, M. John Lombela, président directeur général d’Axalio, a préconisé un engagement accru des institutions publiques et privées, en vue d’accélérer la collaboration avec Makutano, ainsi qu’avec d’autres partenaires stratégiques.
Mise en place d’un Comité national de suivi et de redevabilité
Par ailleurs, la directrice exécutive a précisé que dans le souci d’assurer le succès de la mise en œuvre du cadre d’excellence éthique au niveau national, les participants ont préconisé la mise en place d’un Comité national de suivi et de redevabilité. Cette structure devra constituer une plateforme multi-acteurs chargée de superviser le déploiement du cadre et d’évaluer périodiquement son application sur les sites miniers.
Ils ont également recommandé l’élaboration d’un tableau de bord accessible au public, permettant de mesurer l’impact réel des contributions du secteur minier sur la qualité de vie des populations, la protection de l’environnement et l’autonomisation économique des communautés locales.
Cet atelier sur l’éthique, la performance du secteur minier privé et la mobilisation des capitaux locaux, organisé du 31 août au 4 septembre 2026 à Kinshasa, a connu la participation de plusieurs officiels, notamment le directeur général de la Cellule d’inclusion financière pour les travailleurs artisanaux miniers, M. Philippe Bisimwa, le fondateur et président-directeur général de l’entreprise Axalio, M. John Lombela, M. Craig Kabamba, le point Focal de la LCPA Federation RDC, et le directeur de cabinet adjoint du ministère des Hydrocarbures, M. Pierre Kateyi. Des représentants du ministère des Mines, du secteur des investissements, des coopératives minières, des organisations non gouvernementales, des communautés locales et du monde académique ont également participé aux travaux. ACP/Mu

