Kinshasa 23 Janvier 2026 (ACP).- Trois associations sans but lucratif ont présenté, trois exigences sur le secteur extractif, dans le cadre du projet numérique de contrôle citoyen, au cours d’une cérémonie organisée vendredi à Kinshasa en République démocratique du Congo
« Ce projet numérique de contrôle citoyen sur le secteur extractif et des hydrocarbures repose sur trois niveaux à savoir le renforcement du contrôle citoyen de la gouvernance du secteur extractif, avec une attention particulière à la gestion et à l’utilisation des revenus générés par ce secteur; l’ accompagnement de l’État et les entités territoriales décentralisées dans la collecte et la gestion de ces revenus ainsi qu’ un accès à l’information pour la population congolaise », a déclaré Romain Ravet, Directeur pays Centre Carter
Selon lui, le constat de départ de ce projet, c’est de dire comme tout le monde le sait, le secteur extractif en République démocratique du Congo (RDC) est la colonne vertébrale du développement économique et que celui-ci est l’affaire de tous les citoyens congolais.
Ce projet est une plateforme nouvelle qui va remplir un rôle aujourd’hui non rempli dans la galaxie des interventions en soutien du secteur extractif.
Cette plateforme va servir à ce que les citoyens puissent participer à la gestion de ce secteur.
Elle est le lieu d’expression des attentes des citoyens, servant de lieu d’accès à l’information pour les personnes intéressées par le secteur tout en étant un pont pour la collaboration avec les acteurs de contrôle du secteur et avec les différents acteurs intéressés dans une amélioration de la gouvernance.
A en croire Mr Ravet, ce projet mieux cette plateforme a été conçu dans une logique de remplir un vide. Elle ne cherche pas à dupliquer ce qui est déjà en place mais vient prendre le relais de certaines plateformes qui sont déjà en place, qui fonctionnent assez bien.
Les axes du projet et collaboration entre la société civile et l’État
Revenant sur les axes prioritaires du projet, Valéry Madianga, Coordonnateur national du Centre de recherche en finances publiques et développement local a précisé que trois axes le portent.
Le premier axe est celui d’un contrôle, dont d’ailleurs qui fait l’objet de notre rencontre d’aujourd’hui, le deuxième c’est celui de l’information, cet axe permet de mettre à la disposition du public les informations sur le secteur, le troisième est celui de renforcement des capacités au niveau local et aussi l’organisation des forums, des ateliers et des formations sur les secteur extractif, a-t-il fait savoir.
Il a fait savoir que plusieurs études seront menées sur le secteur minier considéré comme le levier incontournable de l’État.
Ce secteur, a-t-il dit, contribue à plus de la moitié du produit intérieur brut de l’Etat et qui fait qu’il existe et qui fait que les fonctionnaires soient payés régulièrement. Ces études porteront sur le 0, 3% du secteur minier et sur les redevances minières.
Selon Mr Madianga, l’Etat et la société civile doivent parler un même langage pour bien accroître le contrôle citoyen et rapprocher les acteurs afin de contribuer au développement local.
Le projet numérique permet de comprendre comment l’État utilise les moyens financiers pour contribuer dans le secteur extractif, et accroître le contrôle citoyen.
Ce projet est une particularité, car il valorise le contrôle citoyen dans le secteur minier et des hydrocarbures, il aide la population locale à comprendre comment l’Etat utilise les moyens. Il est conçu pour une durée de trois (3) ans et qu’actuellement, il est à son sixième mois d’existence. Il est financé entièrement par l’Union Européenne. ACP/C.L.

