Kinshasa, 21 avril 2026 (ACP).- Le rôle du commerce extérieur dans un contexte de libre-échange a été présenté par le ministre du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo, lors d’une matinée scientifique organisée par le ministère de tutelle, en collaboration avec la faculté d’Economie et Développement de l’Université catholique du Congo (UCC).
«Permettez-moi de vous présenter le rôle du commerce extérieur, dans un contexte de libre-échange, qui permet la circulation et la commercialisation des biens et services au-delà des frontières, selon des règles fixées, notamment par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les organisations régionales », a déclaré Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur.
Le ministre Paluku a indiqué que le commerce extérieur constitue un levier stratégique pour la transformation économique et la souveraineté nationale. Il est aussi un outil essentiel pour stimuler la croissance économique du pays, à condition de renforcer la transformation locale, les infrastructures et les politiques économiques adaptées.
Il joue un rôle central, notamment dans l’identification des produits exportables “Made in RDC”, veille au respect des normes internationales et contrôle la qualité des produits importés et exportés.
«Depuis 1960, la RDC a mis en place plusieurs outils pour structurer son économie, notamment des plans comme le Plan d’actions du gouvernement (PAG). Un des axes majeurs est le développement sectoriel, avec l’objectif d’augmenter la transformation locale (au-delà de 80%) afin de réduire la dépendance aux matières premières brutes, qui représentent encore une grande part des exportations (plus de 70%)», a-t-il dit.
Le ministre du Commerce extérieur a cependant relevé que ce secteur est confronté à des défis liés à l’énergie, à l’industrialisation et aux infrastructures.
Le commerce extérieur, une opportunité d’accès aux marchés internationaux
Pour la doyenne de la faculté d’Economie et Développement de l’UCC, le commerce extérieur représente, pour la RDC, une opportunité de valoriser les ressources, d’accéder aux marchés internationaux et d’attirer des investissements étrangers et aussi un défi parce qu’il exige une capacité d’adaptation, une compétitivité accrue et une vision stratégique claire, afin d’éviter les pièges d’une insertion déséquilibrée dans l’économie mondiale.
La sœur Claudine Dumbi a fait savoir que le commerce extérieur occupe une place stratégique dans toute économie moderne. Il constitue un vecteur d’ouverture, un canal d’échange et un instrument d’influence dans un monde de plus en plus interdépendant.
Evoquant la question de la capacité de production d’un pays, l’intervenante a indiqué que celle-ci se trouve être au cœur de toute stratégie de développement durable.
« Produire davantage, mais surtout produire mieux, transformer localement nos ressources, payer la valeur ajoutée et générer des emplois décents ; tels sont les impératifs auxquels nous devons répondre », a-t-elle dit, avant de marteler que dans cette perspective, le commerce extérieur ne doit pas être perçu comme une simple activité d’échange, mais comme un véritable levier de transformation économique, car il peut stimuler la capacité productive à travers plusieurs mécanismes.
Au niveau national, a-t-elle relevé, stimuler la capacité productive nationale à travers les commerces extérieurs suppose un changement de paradigme.
Pour la doyenne, il ne s’agit plus simplement d’exporter davantage, mais d’exporter mieux en privilégiant les biens d’équipement, les technologies et les intrants nécessaires au développement des industries locales.
Cela implique notamment la mise en place de politiques industrielles cohérentes et similaires, le développement des chaînes de valeurs locales, notamment dans les secteurs agricoles, miniers et manufacturés.
Placée sous le thème « Comment le commerce extérieur peut-il la capacité productive en RDC, analyse de politique et de défis structurelle », cette matinée scientifique a été d’une importance capitale car elle s’inscrit dans une dynamique de production et de diffusion des connaissances au service du progrès économique et social.
À travers cette matinée scientifique, la Doyenne Dumbi a réaffirmé leur vocation première d’être un espace de réflexion critique, d’analyse rigoureuse, et des propositions de solutions concrètes aux défis majeurs auxquels fait face la République démocratique du Congo.
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