RDC : présentation d’une réflexion sur l’exploitation des ressources naturelles et le développement

Kinshasa, 29 mai 2026(ACP).- Une réflexion sur la conciliation de l’exploitation des ressources naturelles et le développement des territoires, a été présentée par l’Agence nationale de l’aménagement territorial jeudi  en marge de la 11ème édition de l’ExpoBeton 2026 tenu à Kalemie, au Tanganyika dans le Sud-Est de la République démocratique du Congo(RDC), selon un communiqué consulté vendredi. « J’ai porté ma réflexion sur l’avenir territorial de la RDC : comment concilier exploitation des ressources naturelles et développement harmonieux des territoires ? », a déclaré Carine Oniema, directrice générale de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire, cité dans le communiqué. Selon la source, cette réflexion est une réforme pour transformer profondément la manière dont la RDC pense, organise et valorise son espace national.

« A cet effet, la nouvelle loi sur l’aménagement du territoire marque une rupture idéologique et stratégique », a dit Mme Oniemba, cité dans le communiqué. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter les richesses du sous-sol, mais de permettre aux Congolais de se les approprier et d’en tirer des bénéfices durables, a rapporté le document. « Cette vision replace le territoire au cœur du projet national et l’espace congolais cesse d’être uniquement un réservoir de matières premières. 

Il devient un levier de transformation économique, sociale et infrastructures », a-t-elle fait savoir, avant d’indiquer que cette approche introduit une notion essentielle : la souveraineté territoriale du développement. Par ailleurs, la directrice générale de l’Anat a évoqué la notion de corridors de développement qui hier était absente des politiques publiques, cette approche constitue aujourd’hui l’un des piliers de la planification territoriale moderne.

« Les corridors ne sont pas de simples axes routiers ou ferroviaires ; ils sont des espaces intégrés où infrastructures, activités économiques, urbanisation, agriculture, énergie et exploitation minière qui doivent interagir de manière cohérente. Cette vision change radicalement la philosophie de l’aménagement : la mine ne peut plus fonctionner en enclave a-t-elle indiqué avant d’ajouter que les infrastructures minières doivent profiter aux populations , les territoires producteurs doivent devenir des pôles de croissance  et les investissements doivent créer des chaînes de valeur locales ainsi que la route construite pour évacuer des minerais doit également faciliter les échanges commerciaux, l’accès aux services sociaux et l’intégration régionale », a-t-elle dit, a rapporté le communiqué.

Il sied de noter que pendant des décennies, l’exploitation minière en RDC s’est construite selon une logique héritée de la période coloniale : extraire les ressources pour alimenter des économies extérieures, avec peu de retombées structurantes pour les territoires locaux.  Les zones minières devenaient des espaces d’exploitation plus que des pôles de développement, a-t-elle conclu.

ACP/

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