Kinshasa, 11 mars 2026 (ACP).- Dix ans après son départ du Ministère de l’Industrie, un ancien ministre sectoriel a dit rester convaincu que l’économie de la République démocratique du Congo doit adopter le «Made in Congo» comme socle de référence pour amorcer une véritable diversification de de son économie.
« En l’absence d’un tissu industriel national capable de répondre aux besoins internes, de réduire la facture de nos importations et de renforcer nos exportations grâce à des produits transformés à forte valeur ajoutée, la République démocratique du Congo continuera à fonctionner comme un État rentier, dépendant de l’exportation de matières premières et exposé aux fluctuations des dynamiques économiques extérieures« , a déclaré Germain Kambinga, dans un tweet consulté mercredi par l’ACP.
Selon lui, cette dépendance entretient le déséquilibre de la balance des paiements, notamment à travers un déficit structurel de la balance commerciale lié à l’importance des importations de biens manufacturés.
Parallèlement, poursuit-il, les contraintes budgétaires de l’État et les déficits publics récurrents alimentent ce que les économistes appellent les déficits jumeaux : le déficit budgétaire et le déficit extérieur.
Dans un tel contexte, la pression sur la monnaie nationale s’accentue, fragilisant sa stabilité et limitant la capacité du pays à soutenir un processus durable de développement économique.
Le renforcement du Made in Congo, à travers l’industrialisation et la transformation locale des ressources, apparaît ainsi comme une voie stratégique pour réduire ces déséquilibres, améliorer la balance des paiements et consolider la stabilité macroéconomique. ACP/Célestin LUTETE

