RDC : un dialogue prôné pour une révision objective du code minier

Kinshasa, 17 juillet 2026 (ACP).- Le dialogue permanent entre le gouvernement et l’industrie minière a été préconisé en vue d’une évaluation objective de la réforme du code minier de 2018, lors de la clôture, vendredi à Kinshasa, de la 4ème édition du Forum de la Chambre des mines, organisée sous le thème :  »Révision du code minier : quels enjeux pour la stabilité juridique, la compétitivité et l’attractivité du secteur minier en RDC ? ».

« Il apparaît indispensable de procéder à une évaluation objective de la réforme de 2018. Toute évolution législative doit s’inscrire dans une véritable politique minière nationale. Il est essentiel d’organiser un dialogue permanent entre le gouvernement et l’industrie minière et de réaliser une étude d’impact économique, fiscal et juridique afin d’éclairer les choix futurs », a déclaré Robert Malumba, président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).

Il a insisté sur la nécessité de préserver les droits acquis, de garantir la stabilité des contrats, de renforcer la sécurité juridique des investisseurs et d’a 68ssurer la prévisibilité des règles applicables au secteur minier, qu’il considère comme une condition essentielle au maintien de la confiance des investisseurs.

Le président de la FEC a également salué le président de la Chambre des mines pour la qualité de l’organisation de ce forum et son engagement en faveur du renforcement du dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé.

« Grâce à son leadership et à sa mobilisation, ces assises ont permis de dégager des recommandations pertinentes qui contribueront, nous l’espérons, à l’amélioration de la gouvernance et de la compétitivité du secteur minier en RDC », a-t-il affirmé.

Revenant sur les travaux du forum, Robert Malumba a rappelé la vision défendue dès l’ouverture des assises.

« Lorsque nous avons ouvert ces assises, nous avions affirmé avec une conviction forte que toute réflexion sur l’avenir du secteur minier devait être guidée par la recherche d’un équilibre entre la valorisation des ressources naturelles de notre pays, la sécurité juridique des investissements, la compétitivité de notre économie et le développement durable de nos communautés », a-t-il ajouté.

Selon lui, les échanges ont démontré que les différents acteurs du secteur partagent une vision commune de l’avenir de l’industrie minière.

« Une réforme du Code minier ne saurait être envisagée comme une réponse ponctuelle à des préoccupations immédiates. Elle doit s’inscrire dans une démarche méthodique, inclusive, fondée sur des analyses objectives et une vision de long terme. Les travaux ont permis de dégager plusieurs recommandations majeures qui traduisent le consensus auquel sont parvenus les participants », a-t-il indiqué.

Parmi les principales recommandations figurent le renforcement des capacités des administrations publiques, l’harmonisation des textes d’application, l’amélioration de la coordination entre les institutions intervenant dans le secteur minier, ainsi que l’accélération de la digitalisation des procédures afin de renforcer la transparence, la traçabilité et la lutte contre la fraude.

« Ces recommandations constituent bien davantage qu’une simple synthèse des travaux. Elles traduisent une vision commune portée par les pouvoirs publics, les opérateurs économiques et les représentants de la société civile. Elles représentent une contribution technique crédible au débat national sur l’avenir du secteur minier de notre pays », a-t-il renseigné.

Robert Malumba a enfin promis de porter personnellement les recommandations issues de ce forum au plus haut niveau des institutions de la République afin qu’elles soient prises en compte dans le cadre des réformes en cours.

ACP/B

Fil d'actualités

Sur le même sujet