Kinshasa, 04 novembre 2026 (ACP).- La ville de Kinshasa a totalisé 19,59 millions d’abonnements mobiles actifs, 9,85 millions d’utilisateurs de l’Internet mobile et 7,96 millions d’utilisateurs de la monnaie mobile au deuxième trimestre 2026, représentant près du quart de l’activité nationale du secteur des télécommunications en République démocratique du Congo (RDC), selon un rapport de l’Observatoire du marché de la téléphonie mobile de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), consulté mercredi par l’ACP.
« Kinshasa concentre une part déterminante du marché national des télécommunications. Avec 19,59 millions d’abonnements mobiles, 9,85 millions d’utilisateurs de l’Internet mobile et 7,96 millions d’utilisateurs de la monnaie mobile, la capitale représente à elle seule un quart de l’activité nationale et près de 33 % du chiffre d’affaires du secteur. Son taux de pénétration, établi à 140,8 %, traduit un marché fortement multi-SIM. Malgré ce niveau élevé, la croissance se poursuit, portée par l’équipement multiple des consommateurs et par l’intensité des usages numériques », a-t-on lu.
Selon la même source, les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba affichent également des performances importantes, avec des taux de pénétration mobile respectifs de 172,1 % et 165,9 %, ainsi que des taux de pénétration de l’Internet de 94,2 % et 87,7 %. Ces indicateurs dépassent ceux de Kinshasa et traduisent une forte utilisation de plusieurs cartes SIM par personne, en lien notamment avec l’intensité de l’activité économique dans ces provinces minières.
À l’Est du pays, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu présentent un profil particulier. Le Nord-Kivu occupe la troisième position en nombre d’abonnements mobiles et la quatrième en termes de revenus. La province se distingue également par ses recettes issues des SMS, évaluées respectivement à 5,8 et 4,1 millions USD pour le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, soit les deux premières performances nationales dans ce segment, illustrant le maintien d’un recours important aux services traditionnels de messagerie.
Au nord du pays, le Haut-Uélé affiche des indicateurs relativement élevés, avec un taux de pénétration mobile de 133,6 %, une progression de 7,1 % de son parc d’abonnés et des revenus issus des services voix estimés à 14,3 millions USD, correspondant au cinquième rang national. En revanche, le Bas-Uélé et la Tshuapa figurent parmi les provinces les moins performantes en matière d’accès aux services de télécommunications.
Le Haut-Uélé, la Tshopo, le Kasaï-Oriental et le Kwilu enregistrent, pour leur part, des revenus globaux compris entre 9 et 22 millions USD, révélant un potentiel de croissance du marché dans ces provinces. À l’opposé, le Bas-Uélé, le Nord-Ubangi et la Tshuapa affichent des revenus inférieurs à 1,1 million USD, une situation notamment liée à la faible densité de population et à l’accès limité aux infrastructures de télécommunications.
Ces données mettent en évidence des disparités territoriales dans le développement du marché congolais des télécommunications, marqué par une forte concentration des abonnements et des usages numériques dans les grands centres urbains, une demande soutenue dans les provinces minières et un accès encore limité dans certaines zones moins couvertes.
Au niveau national, l’Observatoire a dénombré 77 millions d’abonnements mobiles actifs au deuxième trimestre 2026. Le chiffre d’affaires global du secteur s’est établi à 665,6 millions USD, soit une hausse de 5,30 % par rapport aux 632,2 millions USD enregistrés au premier trimestre de la même année. Le taux de pénétration mobile a, quant à lui, progressé de 1,8 point, passant de 66,8 % au premier trimestre à 68,6 % au deuxième trimestre 2026. ACP/A.M.

