Trois questions  à M. Jean Robert Isifua, président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la RDC

Rabat, 23 juillet 2023 (ACP).- La République démocratique du Congo a inversé la tendance en ce qui qui concerne la destination des investissements depuis l’avènement du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo au pouvoir en décembre 2019.

Depuis lors, les investisseurs se bousculent aux portes du pays, les uns pour s’informer sur les priorités et les autres pour proposer les offres d’investissements aux dirigeants ce, dans les différents secteurs de l’économie nationale.

Cet engouement est consécutif à l’amélioration du climat des affaires, en République démocratique du Congo grâce aux réformes initiées dans ce secteur.

En séjour à Rabat au Maroc, un journaliste de l’Agence congolaise de presse a rencontré Jean Robert Isifua,  président de la  Chambre de commerce, d’industrie et des services (CCIS) RDC, auprès de qui, il a obtenu des réponses sur l’amélioration du climat des Affaires et la perception du Congo par d’autres pays africains et les perspectives  àvenir du patronat Congolais.

1. Monsieur Isifua, en tant que président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la RDC (CCIS), comment évaluez-vous, la contribution de votre organisation au processus de développement économique du pays?

R/ Au fait la CCIS /RDC a pour objectif de rassembler les meilleurs d’entre nous dans le secteur économique. C’est à dire, les chefs d’entreprises congolaises qui disposent des activités qui tournent depuis plusieurs années dans notre pays. Ceci, dans le but de constituer une force, afin de planifier et entreprendre des grands projets de développement rentables ce, grâce à une sorte de cotisation interne.

 Autrement dit, nous hommes d’affaires  Congolais, sommes fatigués de conduire de petites affaires, telles que la sous-traitance en nettoyage, en maintenance des saluts, etc.

Et de poursuivre, après avoir évolué longtemps dans ces filières, notre vœu maintenant est de faire de grandes choses. Et j’ai besoin des compatriotes pour y arriver. Nous voulons ici demander aux Congolais de rechercher la compétence et le sérieux à entreprendre de grandes choses et conquérir les projets généralement  confiés aux expatriés. Je ne saurais pas par exemple réaliser un projet de 20 millions de dollars américains.

Cette manière d’entreprendre serait faisable, si  l’on s’associait en équipe, si  chacun de nous unissait ses efforts à ceux des autres afin de les réaliser, a-t-il martelé.

Le président de la  chambre a laissé entendre qu’aujourd’hui : «   nous rêvons se lancer dans des projets tels la construction des grandes édifices et des ponts,  l’implantation d’usine de montage des véhicules, construire une route  de près de 500 km de long. C’est cette manière pour nous de démontrer que nous Congolais, nous sommes capables de mieux faire et surtout de reconquérir le crédit…. ».

Il a soutenu que l’histoire a prouvé  que les Congolais ont cette capacité à faire des grandes choses, en dehors des étrangers. D’où la nécessité pour les hommes d’Affaires congolais de s’unir autour des grandes ambitions  pour arracher la confiance des dirigeants du pays. 

« Notre organisation envisage  une approche de proximité entre nos hommes d’affaires congolais avec les institutions. Cela est une nécessité surtout, un passage obligé,  si on veut créer une classe moyenne, créative et compétitive », a-t-il souligné.

2. Selon l’État congolais, le climat des affaires en RDC a connu une  amélioration d’environ 25%. Quel est votre avis et les moyens pour l’améliorer davantage?

Dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires,  il a indiqué qu’il  y a beaucoup à faire. «Nous qui sommes  aux quotidiens victimes des tracasseries de la part des agents de différents services de l’Etat,  même ceux qui ne sont pas liés à nos activités », a-t-il poursuivi

Et de soutenir que : «  des inspecteurs véreux nous embêtent du matin au soir. Toutes ces pratiques sont de nature à  décourager ….» malgré que les autorités étatiques par l’entremise de la FEC nous aient rassuré que ces pratiques avaient pris fin. Curieusement, elles persistent et la situation s’est d’ailleurs amplifiée.

Jean Robert Isifua a, par ailleurs, demandé à ce que les autorités étatiques continuent à se battre, en vue d’un changement remarquable. Il le faut vraiment.

3. En tant que patriote congolais habitué à fréquenter depuis plusieurs années le Maroc, que doivent faire les autorités congolaises pour conserver davantage d’excellentes relations entre le Maric et la RDC.?

R/ Ecoutez,  vous parlez de Maroc, parce que nous sommes à Rabat. Il faut savoir que vous êtes dans un milieu de rencontre de beaucoup des gens, venant d’autres pays, notamment des Sénégalais et de Togolais. Ces  ressortissants d’autres pays  ont aussi les mêmes sentiments de l’attractivité que la RDC. Aujourd’hui, le  Congo attire le monde entier. Ça c’est indéniable. Il faut reconnaître que le Chef de l’Etat et son gouvernement font de leurs mieux sur le plan diplomatique.  Et je les encourage à  augmenter de vitesse afin que ces relations  profitent aux  fils et filles de la RDC.

Lorsqu’on voit la réalité économique de notre pays, on voit qu’il y a  du progrès dans certains secteurs,  grâce également aux efforts  des dirigeants mais si on regarde dans la vie quotidienne des Congolais, nous allons nous rendre compte qu’il y a encore beaucoup à faire. ACP/C.L

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