Kinshasa, 15 septembre 2026 (ACP).- Les agriculteurs du village Yatolema, ont été invités lundi, dans le territoire d’Opala, province de la Tshopo (nord-est de la République démocratique du Congo) par le ministre de l’Agriculture à investir dans des cultures capables de générer durablement des revenus, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.
« C’est dans cette vision que le Ministre d’État Muhindo Nzangi a mis un accent particulier sur la promotion des cultures pérennes, notamment le cacao. À Yatolema, où il a procédé à la plantation de cacaoyers et de bananiers, donnant un signal concret en faveur de la diversification agricole. Dans cette région où le potentiel agricole est considérable, il a encouragé les producteurs à investir dans des cultures capables de générer durablement des revenus et de contribuer à la transformation de l’économie rurale », a -t-on lu.
Selon la source, l’ambition portée par le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire est de rapprocher progressivement la production, la transformation, la commercialisation et les marchés.
Le document a précisé qu’à Yatolema, la présence de Muhindo Nzangi prend donc une dimension particulière. Elle rappelle que la transformation agricole de la RDC ne se fera pas uniquement dans les grands centres urbains. Elle se construira aussi dans ces villages éloignés, dans ces champs où des milliers de Congolais travaillent chaque jour pour nourrir le pays.
En allant jusqu’à Yatolema, le ministre de l’Agriculture voulait porter un message : aucun territoire agricole ne doit être considéré comme trop éloigné pour bénéficier de l’action publique.
Et en mettant l’accent sur les cultures pérennes, il encourage une agriculture qui ne pense pas seulement à la récolte d’aujourd’hui, mais aussi aux revenus, aux emplois et aux opportunités de demain, a rapporté la source.
Dans son adresse à la population de ce village, le ministre de l’Agriculture a rappelé la mission lui confiée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui est de contribuer à nourrir les Congolais et renforcer la sécurité alimentaire du pays, a-t-on lu.
M. Nzangi a particulièrement insisté sur une réalité : près de 70 % de la population congolaise vit dans le monde rural. Pour lui, cette réalité impose de changer de regard sur les villages.
Un village ne doit pas être uniquement un lieu où l’on cultive pour se nourrir. Il doit aussi devenir un espace où l’agriculture crée des revenus, de l’emploi et une véritable économie locale.
« Il faut travailler pour que les villages comme Yatolema puissent faire de leurs champs leur économie rurale », a-t-il soutenu. ACP/Ku

