Kinshasa, 18 février 2026 (ACP).- Un appel au soutien à la candidature de la République démocratique du Congo au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT) a été lancé, mercredi, à Kinshasa, capitale du pays, par le ministre congolais des Postes, à l’ouverture de la 10ème session ordinaire de la Conférence des régulateurs.
« (….) je voudrais vous annoncer la candidature de la République démocratique du Congo au Conseil de l’Union internationale des télécommunications. Je vous demande de nous soutenir pour que notre région soit représentée au sein de cette instance décisionnelle mondiale de notre secteur», a déclaré José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et Télécommunications à la 10e session ordinaire de l’Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC).
Il a, à cet effet, encouragé les participants à prendre part active aux deux jours travaux de cette conférence placée sous le thème : « Stratégies de coopération sous régionale pour une régulation harmonisée des services des télécommunications par satellites non-géostationnaires(NGSO) ».
« Vos réflexions seront déterminantes pour l’avenir de notre sous-réseau. Je vous souhaite de bonnes délibérations tout en passant de bons moments de travail dans cette ville de Kinshasa», a-t-il indiqué.
Le ministre Mpanda a fait savoir que le thème retenu s’inscrit parfaitement dans la vision du président de la République contenue dans le programme d’action du gouvernement 2024-2028. Cette vision, a-t-il dit, est fondée sur une nation digitale à l’horizon 2030.
«C’est un projet du gouvernement qui vise à transformer notre pays, à nous aider à moderniser les services publics à travers la gouvernance, tout en diversifiant notre économie grâce à l’intelligence artificielle», a fait savoir M. Mpanda.
Par ailleurs, le ministre José Mpanda a indiqué que les régulateurs ont un rôle crucial à jouer pour l’harmonisation de nos politiques et de nos réseaux, offrant un cadre idéal pour orienter nos stratégies afin d’atteindre les objectifs socio-économiques attendus par les télécommunications et les nouvelles technologies émergentes dans cet élan de croissance.
« Il revient maintenant aux régulateurs de relever les prochains défis, notamment la régulation des satellites non géostationnaires en offrant une connectivité très attendue tout en protégeant nos marchés et nos utilisateurs», a-t-il martelé.
Il a fait savoir que l’assemblée des régulateurs a un rôle crucial, celui d’harmoniser nos politiques. Cette approche centrée sur les technologies de satellites non géostationnaires permettra de faire contrepoids face aux défis des télécommunications et d’assurer un développement durable de l’Afrique centrale.
Technologie de l’information, un moteur de développement socio-économique
Par ailleurs, le ministre des Postes et Télécommunications a indiqué que les technologies de l’information et de la communication constituent le moteur de croissance et de développement socio-économique.
Ainsi, a-t-il dit, grâce à l’accompagnement de son régulateur, la RDC a réalisé des avancées significatives dans le domaine des télécommunications, notamment l’accélération du déploiement des banques nationales.
« Le déploiement de la fibre optique interconnecte les principales villes, les reliant aux câbles sous-marins internationaux, faisant de la RDC un corridor de transit numérique pour ses voisins», a renchéri le ministre.
Aussi, a poursuivi le ministre, la mise en œuvre effective du Fonds de développement des services universels permet de financer la connectivité dans les zones les moins desservies du pays, surtout dans les milieux ruraux et périurbains.
Malgré ce qu’a été évoqué, il reste de nombreux défis majeurs à relever, notamment la réduction de la fracture numérique, la baisse des coûts élevés des services de télécommunications, l’amélioration de la qualité des services et des défis liés au cyber sécurité.
Face à ces défis, le ministre des Postes invite les participants à travailler ensemble, à échanger nos meilleures pratiques et à mobiliser les ressources nécessaires et suffisantes pour y faire face.
ACP/C.L.

