Kinshasa, 13 août 2026 (ACP).– Les femmes de l’Agence congolaise de presse (ACP) ont été encouragées mercredi, à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), à se dépasser pour promouvoir leurs compétences, soixante-six ans après sa création par le Premier ministre Patrice-Emery Lumumba.
«J’encourage les femmes de l’ACP à se dépasser, en vue de promouvoir leurs compétences pour développer cette entreprise. Le travail, rien que le travail. Sous la pluie, pendant la saison sèche, quand il fait 40 degrés, ou qu’il fasse 24 degrés, le travail. Même si on arrive dans un service où on n’a pas vraiment beaucoup d’atouts, il faut apprendre tous les jours», a déclaré Marie-Nicole Otshudi, directrice commerciale de ce média public.
Elle a également exhorté ses paires à saisir l’opportunité de multiples moyens d’apprentissage. «Il y a des formations en ligne, en vidéo, des formations partout pour que vous vous retrouviez, pour que vous ameniez quelque chose qui soit exceptionnellement venue de vous», a-t-elle ajouté.
Elle a salué le travail fait par ces femmes dans différents services, notamment à la technique, à l’image, etc. «Elles savent écrire, elles savent corriger les autres ; je vois des directions où les femmes ont plus de responsabilités que les hommes. Je ne pense pas qu’il y ait vraiment une équivoque qu’il faut lever. Que chacun dans son monde, dans son monde de femmes ou d’hommes, nous donne l’essentiel de ce que nous avons besoin, c’est-à-dire une tête bien faite», a-t-elle soulevé.
De son côté, Evelyne Hagu, rédactrice en cheffe du desk Diplomatie, a soutenu qu’aujourd’hui, 66 ans après, l’agente féminine a vraiment une place. «Puisque je vois encore les années où on était engagées, il n’y avait pas plus de cinq femmes au poste décisionnel.
Et maintenant, le quota a évolué, les choses ont changé et il n’y a plus de femmes seulement rien qu’au desk Genre», a-t-elle dit.
Mme Hagu a également déploré la tendance de toujours prendre avec légèreté la place qu’occupe la femme dans les postes décisionnels. « Nous vivons beaucoup de préjugés. Les préjugés sont nos combats de tous les jours. Dans notre société congolaise, il y en a, et d’où nous venons il y en a aussi. A l’université, il y a plus de femmes que d’hommes, mais après l’université, dans les postes décisionnels, il y a plus d’hommes que de femmes», a-t-elle précisé.
Héritière de l’Agence zaïroise de presse (AZAP), redevenue ACP avec le retour à l’appellation RDC, l’institution s’est engagée dans une dynamique de réformes destinées à la hisser au niveau des grandes agences de presse internationales.
Depuis sa nomination à la tête de l’ACP en septembre 2022 par ordonnance présidentielle, le Directeur général, Bienvenu-Marie Bakumanya, a impulsé cette nouvelle dynamique en lançant plusieurs réformes structurelles axées sur la transition numérique, le renforcement de la gouvernance et l’adaptation de l’Agence aux exigences du journalisme en temps réel. L’ACP a engagé une transformation majeure en faisant de la transition numérique le moteur de la modernisation de son organisation, de sa gouvernance et de son offre éditoriale.
ACP/ Lo/ Ts (sp)/PN

