Kinshasa, 24 mars 2026 (ACP).- Le sport a été présenté comme un outil de résilience et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), dans un échange mardi, avec la responsable d’une académie de Basket-ball à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre du mois de mars dédié aux droits des femmes.
« A travers le monde et au-delà de son caractère compétitif, le sport s’impose comme un outil de réappropriation physique du corps et de confiance en soi. A ce titre, des programmes utilisent la pratique sportive pour lutter contre les violences sexistes et favoriser l’autonomie de la gent féminine dans des zones de conflit ou de précarité », a déclaré Guy Adolphine Kasenga, promotrice de l’académie « Club des vacanciers ».
Selon cette ancienne basketteuse, la journée du 8 mars a été décrétée comme telle et a son intégration dans tous les secteurs de la vie sociale.
Elle a fait savoir que le sport s’affirme plus que jamais comme un miroir de lutte sociale et un levier puissant pour l’égalité des genres.
« Si les records sont battus ici et là, sur le plan sportif, à des endroits appropriés où la femme rivalise avec l’homme, c’est en dehors des stades que la bataille de la reconnaissance et de la parité s’avère très accrue », a dit la promotrice de ce centre de formation.
« Si au passé le sport féminin a été longtemps relégué au second plan médiatique, par le temps qui court, il connaît un regain de croissance exponentielle. De la Coupe du monde de Football aux circuits de tennis mondiaux, y compris pour toutes les autres disciplines sportives pratiquées à l’échelle planétaire, l’intérêt est plus que grandissant, pour le public et autant que pour les sponsors qui ont trouvé un canal de visibilité, propice aux jeunes filles en guise des modèles d’identification, brisant les stéréotypes sur la force, l’endurance et le leadership », a-t-elle ajouté.
La gent féminine toujours en recul
Mme Kasenga a, par ailleurs, déploré le recul ou la sous-représentation de la gent féminine dans le secteur sportif, malgré certaines avancées.
« Malgré les avancées constatées en sport, au sein des instances dirigeantes, de différents comités olympiques, des fédérations et même dans les clubs, la part du lion a toujours été réservée majoritairement aux hommes, maintenant le plafond de verre, comme barrière pour la gent féminine ambitionnant d’accéder à des postes de décision », a-t-elle décrié. « En 2026, l’enjeu n’est plus seulement de permettre aux femmes de jouer, mais de tout leur garantir pour diriger, pour être payées et pour être célébrées à la hauteur des exploits des unes et des autres », a évoqué Mme Kasenga.
L’alliance du sport aux études préconisée
La promotrice du « Club des vacanciers » a préconisée l’alliance entre le sport et les études pour une meilleure carrière.
« Bien que le sport soit un tremplin d’épanouissement pour la jeunesse, il est impérieux pour tout athlète féminin d’allier la pratique sportive aux études pour s’assurer des lendemains meilleurs et pour une éventuelle reconversion future », a-t-elle recommandé.
« Le sport (basketball) est une passion pour moi. Cela ne suffit pas. Il faut également le concilier avec les études que nous avons toujours encouragées pour tous les jeunes que nous encadrons. Pour preuve, tous ces jeunes, présentement à l’étranger et qui sont passés entre nos mains, vivent le fruit de leurs études quand bien même la pratique sportive les collent à la peau », a-t-elle renchéri.
L’académie « Club des vacanciers » offre ses services à tout public, avec un accent particulier sur la promotion et l’émergence des jeunes (filles-garçons), dont la plupart ont reçu des bourses d’études pour renforcer leurs connaissances et compétences dans ce secteur.
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