Kinshasa, 24 mars 2026 (ACP).- Les conséquences dévastatrices de la tuberculose ont été expliquées aux femmes membres d’une association basée à Masina, dans l’est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), lors d’une campagne de sensibilisation, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette maladie couplée à celle des droits des femmes.
« La tuberculose demeure une infection grave, principalement pulmonaire, qui tue plus de 4 100 personnes chaque jour dans le monde, bien qu’elle soit évitable et curable. Elle se propage à d’autres organes, causant des dommages permanents et une stigmatisation sociale », a déclaré le Dr Joséphine Masasu, coordonnatrice de l’ONG « Solidaire ».
« Elle peut être mortelle, détruire les poumons, et se propager à d’autres organes (cerveau, os, ganglions), causant des dommages permanents et un impact psychologique majeur : toux chronique, douleurs thoraciques, expectorations sanglantes et essoufflement menant à une destruction du tissu pulmonaire, fatigue intense, fièvre prolongée », a-t-elle ajouté.
Selon Mme Masasu, également médecin pédiatre au centre de santé « Refuge », la tuberculose vertébrale entraîne des déformations osseuses et des dommages pulmonaires chroniques réduisant la capacité respiratoire, dépression, anxiété, trouble du sommeil et stigmatisation sociale.
« La tuberculose, qui a emporté plus de 1,2 million de personnes, demeure une menace persistante et évolutive, qui exige de se mobiliser d’urgence, de collaborer, d’innover et d’investir intelligemment pour éradiquer la maladie en tant que menace pour la santé publique, un leadership national fort, une approche qui permettra de réaliser des progrès plus rapides et plus durables », a-t-elle expliqué.
Et de préciser : « Cette journée est célébrée pour faire mieux connaître au grand public les terribles conséquences sanitaires, sociales et économiques de cette maladie et pour que de plus grands efforts soient consentis afin de mettre fin à l’épidémie mondiale de tuberculose ».
« Il est crucial de noter que, sans un traitement antibiotique approprié, la tuberculose active est mortelle. Dans un grand nombre de cas, la forme latente ne cause pas de symptômes, mais peut se réactiver si le système immunitaire s’affaiblit. D’où il est impérieux de suivre le traitement jusqu’au bout pour éviter les rechutes et les résistances. La prise de médicaments régulière est indispensable pour garantir la guérison et limiter la transmission », a-t-elle conclu, soulignant que cette initiative vise à mobiliser davantage contre cette épidémie persistante en RDC. ACP/

