Conflits armés-RDC : renforcement des journalistes sur la prévention de recrutement des enfants

Kinshasa 25 août 2026(ACP).- Le renforcement des journalistes civils, policiers et militaires sur la prévention de l’utilisation et du recrutement des enfants dans les conflits armés a fait l’objet d’une formation, lundi, à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC), lors d’un atelier organisé par l’institut Dallaire. « L’Institut Dallaire renforce les compétences des journalistes civils, policiers et militaires sur la prévention du recrutement et de l’utilisation des enfants dans les conflits armés, face à une situation toujours préoccupante », a déclaré Clareine N’Lambi, représentante pays et cheffe de projet « Promotion des principes des Vancouver en Afrique subsaharienne à Dallaire. « Cette formation de 5 jours vise à donner aux professionnels des médias des outils leur permettant de mieux comprendre les mécanismes liés au recrutement et à l’utilisation des enfants dans les conflits armés, mais aussi leur rôle dans la prévention et la protection des mineurs », a-t-elle ajouté. Selon elle, un enfant sur trois est touché par les conflits armés en Afrique. « En Afrique, 1 enfant sur 3 est touché par cette question, la question des conflits armés et violences, et par ricochet, nous aussi, au niveau de la RDC, nous sommes aussi touchés par le même problème », a dit Mme N’Lambi, précisant qu’en RDC, ce phénomène concerne les zones affectées par les violences armées dans l’est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Elle a précisé que l’objectif affiché par l’Institut Dallaire est d’aider les professionnels des médias à produire des reportages responsables et respectueux de la protection des mineurs. « Il s’agit notamment de leur apprendre à mieux comprendre les conflits, à identifier les risques auxquels les enfants sont exposés et à adopter une approche qui ne mette pas davantage les victimes en danger. Les médias, les journalistes jouent un rôle essentiel pour informer, sensibiliser et influencer sur toutes les décisions. Alors cette formation permet aux journalistes de mieux comprendre d’abord les conflits, les violations graves contre les enfants, ainsi que leurs mécanismes de prévention », a-t-elle indiqué. Mme N’Lembi a fait savoir qu’au-delà de la sensibilisation, les participants doivent également apprendre les attitudes à adopter lorsqu’ils sont confrontés à un enfant victime ou exposé à une situation de recrutement ou d’exploitation. «Plusieurs modules sont prévus durant les cinq jours de formation, dont un consacré aux mécanismes d’accompagnement. Il y a un module particulier qui va vraiment traiter cette question d’accompagnement : qui faut-il contacter, à qui est-ce qu’on doit confier l’enfant, tous ces mécanismes sont bel et bien prévus », a-t-elle conclu. Cette formation de cinq jours, soit du 24 au 28 août 2026, aborde également les principes de Vancouver, un ensemble de 17 engagements, validés par 107 pays mondialement, destinés à renforcer la protection des enfants dans les conflits armés. Ils portent notamment sur la prévention, la santé mentale et la formation des acteurs du secteur de la sécurité. Dans ce dispositif, les journalistes sont considérés comme des acteurs importants de prévention. Leur travail peut contribuer à informer la population, à sensibiliser les décideurs et à attirer l’attention sur les violations commises contre les enfants.

ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet