Agenda ‘’Enfant-paix-sécurité’’ en RDC : promotion de l’implémentation des Principes de Vancouver à Kinshasa

Kinshasa, 25 août 2026 (ACP).-La promotion de la mise en œuvre des Principes de Vancouver, ‘’agenda Enfant-paix et sécurité’’ (EPS) en République démocratique du Congo (RDC) a été au centre des échanges lors d’un atelier de formation lundi à Kinshasa pour la prévention de l’utilisation des enfants dans les violences armées. « L’une des objectifs de la formation est de promouvoir la mise en œuvre des Principes de Vancouver, ‘’agenda Enfant-paix et sécurité et d’améliorer la compréhension des cadres juridiques et politiques au recrutement et à l’utilisation des enfants lors des conflits armés et des violences aux niveaux international, régional et national», a déclaré Papy Kiliobo, responsable du suivi et de l’évaluation àl’Institut Dallaire à Kinshasa. Selon lui, la collaboration avec les médias est essentielle pour atteindre efficacement les communautés. « En leur apportant les outils nécessaires pour traiter et analyser ces sujets avec rigueur, nous garantissons une information fiable, constructive et susceptible de produire un réel impact », a-t-il ajouté. Il a préciséque cette formation présente notamment les cadres juridiques, les rôles, les impacts et les démentions liées au genre ; renforce les reportages éthiques fondés sur les droits humains, en tenant compte des médias numériques et de la sensibilité du genre et introduit les principes du journalisme sensible aux traumatismes, notamment le reportage adapté aux contextes de conflit et la gestion des conséquences psychologiques liées à la couverture des évènements traumatiques. De son côté, Prince Murhula, représentant du pays de JDH, a indiqué que la couverture de reportage sensible aux conflits doit se faire dans le respect des normes journalistiques, notamment l’exactitude des faits,  l’équilibre, l’équité et l’impartial. «  Le respect du code de conduite et des normes professionnelles des journalistes peut encourager un reportage responsable, atténuer les tensions et contribuer à la consolidation de la paix », a-t-il dit. « Les journalistes doivent mettre en lumière les réussites des initiatives locales de réconciliation entre les parties en conflit, et pas seulement les effets négatifs. Il faut placer les personnes réelles au cœur du récit et décrire les effets de la situation sur elles. Aussi, il faut veiller à ne pas nuire : assurez-vous que ce que vous publiez ou diffusez ne porte pas atteinte à la vie des personnes vulnérables », a indiqué Murhula. Cette activité a été organisée par l’Institut Dallaire dans le cadre de l’agenda ‘’enfants-paix-sécurité’’, en partenariat avec les Journalistes des Droits Humains (JDH). Les journalistes des droits humains, des acteurs de la société civile et des officiers des forces de défense et de sécurité, notamment les services de communication de la Police Nationale Congolaise (PNC) et des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) participent à la formation. L’Institut Dallaire pour les enfants, la paix et la sécurité est une organisation mondiale basée à l’Université Dalhousie, au Canada. Fondé en 2007 par le général Roméo Dallaire, il vise à prévenir le recrutement et l’utilisation des enfants soldats dans les conflits armés, notamment par la formation des forces de sécurité et la recherche. La structure des Journalistes pour les droits humains (JDH)/Journalists for Human Rights (JHR), a été fondée en 2002 et, est basée à Toronto, au Canada ;elle œuvre pour créer un environnement favorable au développement de médias indépendants et objectifs, permettant ainsi au public de faire entendre sa voix.

ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet