Kinshasa, 13 novembre 2025 (ACP).- Les jeunes de Masina, une commune de l’Est de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), ont été renforcés en capacités sur la santé sexuelle et reproductive (SSR) et sur le numérique, lors d’un atelier jeudi.
« Cet atelier de formation axé sur le thème : « Mobilisons-nous sur la santé sexuelle », vise la communication responsable, la co-création de contenus en matière de SSR et lutter contre les violences basées sur le genre (VBG) dans un contexte où les tabous persistent, mais aussi où les outils numériques offrent des perspectives inédites», a déclaré le Dr. Bruce Fataki, chargé des activités à l’ONG « La Samaritaine ».
Selon cet expert, la santé sexuelle et reproductive des jeunes et leurs droits en la matière constituent un enjeu stratégique pour le développement durable du pays.
M. Fataki a indiqué qu’il y a la nécessité d’unir les efforts pour réduire les grossesses précoces et lutter contre le VIH et protéger les adolescentes contre les VBG.
« Il est essentiel d’aller au-delà des outils pour bâtir un cadre éducatif solide et inclusif. Trop de jeunes filles deviennent mères avant 18 ans. Les garçons et filles sont exposés au VIH/Sida. L’information fiable et adaptée est la première barrière de protection. C’est pourquoi, investir dans la communication responsable, c’est protéger les droits, l’avenir et le bien-être de notre jeunesse », a-t-il expliqué.
« La lutte contre les tabous et la désinformation passe par la formation et la co-création, alors que parler de sexualité demeure encore tabou. Le manque d’information expose nos jeunes à des risques majeurs.
Cet atelier a permis de produire des contenus clairs, adaptés et accessibles afin que chaque adolescent puisse dire : j’ai accès à une information fiable, je peux faire mes choix, je suis acteur de mon avenir », a-t-il ajouté.
Les participants ont, à leur tour, exploré de nouvelles approches pédagogiques en travaillant en groupes pour développer des contenus adaptés aux réalités locales et ont réfléchi à des campagnes inclusives.
« Au-delà de la formation, c’est une vision commune qui se dessine : une jeunesse congolaise mieux informée, protégée et actrice de son développement, grâce à la synergie entre institutions, technologies et engagement communautaire », a indiqué M. Fataki.
Il a précisé que cette vision pourra cadrer aussi avec les objectifs du développement de la société, à savoir : encourager un environnement institutionnel favorable, améliorer la qualité de l’éducation, autonomiser les jeunes par le numérique, créer des espaces scolaires et communautaires sûrs et renforcer le suivi-évaluation basé sur des données fiables. ACP/JF

