Kinshasa, 5 août 2026 (ACP).- Les femmes de la République démocratique du Congo (RDC) ont été invitées à identifier leurs priorités communes et de formuler des propositions consensuelles afin de garantir leur participation effective au diagonal national, lors de l’ouverture mercredi de la matinée de réflexion organisée à Kinshasa.
« Le dialogue national annoncé représente une opportunité pour les femmes de la majorité, de l’opposition et de la société civile de se concerter, d’identifier leurs priorités communes et de formuler des propositions consensuelles afin de garantir une participation effective et influente des femmes et des jeunes filles à ce processus », a déclaré Martina Ndi Berinyuy, représentant la cheffe de la section Genre de la Monusco.
Elle a fait savoir que dans cette dynamique, la Monusco, à travers sa section Genre, réaffirme sa disponibilité à accompagner, dans le respect de son mandat, toutes les initiatives visant à promouvoir la participation pleine, égale et significative des femmes aux processus de paix et de prise de décision.
À l’en croire, la participation des femmes ne constitue pas seulement une exigence de justice ou d’égalité, elle est un facteur déterminant de l’efficacité et de la durabilité des processus de paix. Elle a souligné que ce principe est consacré par la « Résolution 1325 » du Conseil de sécurité des Nations unies et l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, qui invitent les États à garantir la participation pleine, égale et significative des femmes à toutes les étapes de la prévention, de la résolution des conflits et du dialogue politique.
« Nous formons le vœu que cette journée permette de dégager des recommandations fortes, réalistes et consensuelles, susceptibles d’enrichir le dialogue annoncé et de contribuer au renforcement de la paix, de la cohésion nationale et de la gouvernance démocratique inclusive », a fait remarquer Mme Ndi.
« Il est donc essentiel de faire de cette réalité un levier de changement, car aucun dialogue véritablement inclusif ne saurait être envisagé sans la participation pleine et entière des femmes, qui représentent plus de la moitié de la population congolaise et jouent un rôle déterminant au sein de leurs familles, de leurs communautés et des institutions de la République », a-t-elle précisé. Malgré les avancées normatives, les femmes demeurent encore insuffisamment représentées dans les espaces de décision, de médiation, de négociation et de dialogue politique.
Cette matinée de réflexion axée sur « les femmes face à l’appel au dialogue politique en RDC » a été organisée par le Forum des femmes citoyennes et engagées pour la gouvernance, la démocratie et lr développement (FOFECEGDD). ACP/DM/PN

