Équateur: «droits, justice et actions pour les filles», objet  d’une conférence-débat à Mbandaka

Mbandaka, 06 mars 2926 (ACP). Le thème de la Journée internationale de la femme 2026: «Droits, justice et actions» a été  au centre des échanges, au cours d’une conférence-débat organisée vendredi à Mbandaka, en Equateur, dans le Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

«L’objectif de cette activité dans votre institution éducationnelle, est d’aider particulièrement les élèves filles à posséder les connaissances sur leurs droits, des procédures juridiques et des actions capables de  susciter une véritable émancipation», a déclaré Berdo Bakenda, animatrice-conférencière de cette activité.

Parlant de l’émancipation, elle a fait savoir que la fille est appelée à développer, à maîtriser, à appliquer l’arsenal juridique prévu par la loi de la République et les différentes conventions internationales, pour défendre son autonomie, sa dignité, et sa nature de femmes.

Se référant aux articles 12 et 14 de la constitution,Mme Berdo a expliqué aux élèves l’égalité des droits de protection, l’interdiction de la discrimination, le droit de défense et l’acquisition de l’autonomie.

«La loi ne prévoit aucune disposition donnant supériorité et privilèges des droits à aucune catégorie sociale ou aux hommes, comme sexe. Il est question des droits égaux pour tous. Supprimer le complexe d’infériorité, la peur et veuillez à la défense de vos droits», a-t-elle dit.

«Les maladresses de la tradition sur les femmes sont actuellement offusquées par des lois rigoureusement établies. Il est question pour chaque fille et femme de forger son chemin de liberté et du bien-être. Dans le monde, il existe des femmes et filles modèles pour la défense des droits de la femme. L’ignorance, la lassitude, le délassement mental, la déscolarisation, les mariages précoces, les maternités incontrôlées, sont des voies de retour aux pratiques de la soumission et de la manipulation», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, la conférencière a insisté sur l’amour des études, l’auto protection et la participation familiale des filles, appelant au respect mutuel pour éviter des actes dégradants tels que les harcèlements, les abus sexuels et le mauvais usage des réseaux sociaux.

Appel aux responsables des institutions scolaires et aux parents à éviter les actes discriminatoires

«Je recommande aux responsables des institutions scolaires et aux parents de décourager des actions de discrimination, des actes d’agression à l’égard des filles, de recourir à la justice en cas d’abus sexuels», a-t-elle recommandé.

La responsabilité de la protection de la fille à l’école revient aux éducateurs dont la mission est de réveiller le goût des études, de la créativité et le désir de devenir grand, a soutenu la conférencière.

Elle a succinctement expliqué les conséquences économiques et sociales de mariages précoces, de la déscolarisation, qui se répercutent dans l’ignorance, la perte des potentialités, de mains d’œuvres et sur la santé (décès maternel). Elle a plaidé pour le respect des lois, les bourses d’études et la protection sanitaire de la fille.

Il est à souligner que cette activité a été organisée dans le cadre des activités du mois de la femme, animée par le Groupe d’Actions pour la protection de l’enfant (GAPE), sous le thème: «Droits, Justice et Actions pour les filles». 

ACP/ODM

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